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Coronavirus : "Je suis très inquiète", confie une directrice de cinéma

Parmi les mesures annoncées par Jean Castex ce lundi 27 décembre, l'interdiction de vente alimentaire dans les cinémas soulève de nombreuses réactions, et surtout de l'inquiétude de la part des professionnels du secteur.

Salle de cinéma
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Coronavirus : "Je suis très inquiète", confie une directrice de cinéma
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Lison Bourgeois & Léonard Cassette

"La consommation de boissons et d’aliments sera interdite dans tous les cinémas", a annoncé le Premier ministre ce lundi 27 décembre. Prise dans le but de contrer la propagation du coronavirus, ces mesures complémentaires s'appliqueront à partir du lundi 3 janvier pour une durée de trois semaines.
Laura Roupioz, directrice du Cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains, explique à RTL.fr que cela fait plus de 15 ans qu'elle propose des bonbons, des boissons et du pop-corn à la vente. Quand on l'interroge sur son ressenti par rapport à cette annonce, elle souffle qu'il faut "s'adapter", "comme tout le monde". 

Ici, le plus petit cornet de pop-corn coûte 4 euros. "Ce n'est pas la place de cinéma qui fait gagner de l'argent, mais les confiseries", explique Laura Roupioz qui se dit "très inquiète". Selon la directrice savoyarde, la vente alimentaire représente "une grosse part" des bénéfices du cinéma, sans donner de chiffre précis. 

On vend le pop corn 10 fois le prix qu'on l'achète

Maitre Pierre Kopp, avocat des cinémas indépendants au barreau de Paris

Interrogé par RTL, Maitre Pierre Kopp, avocat des cinémas indépendants au barreau de Paris, explique que c'est "un coup dur pour les recettes de salles de cinéma". "Les trois grands circuits réalisent 15 % de leurs recettes sur la confiserie. Parmi la confiserie, c'est sur le pop-corn que la marge est la plus élevée. C'est-à-dire qu'on vend le pop-corn 10 fois le prix qu'on l'achète", détaille-t-il. 

Quand on évoque les prochaines semaines, Laura Roupioz semble pessimiste : "Pour trois semaines je pense qu'on peut se restreindre. Mais si ça se prolonge, il faudra qu'on nous aide." La directrice du Cinéma Les Toiles du Lac prévoit aussi d'endosser la casquette de policiers : "On devra faire ouvrir les sacs à l'entrée pour vérifier que personne ne fasse entrer de la nourriture dans le cinéma".

Les cinémas indépendants pas touchés

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Le cinéma d'art et d'essai Les Templiers de Montélimar indique qu'il ne vend aucune confiserie. Cette mesure ne l'impactera donc pas. Une situation partagée par beaucoup de petites salles, selon Maitre Pierre Kopp : "Les petites salles ne peuvent pas se rattraper sur le pop-corn parce qu'elles n'en vendent pas. Pour les salles indépendantes, ce n'est pas un manque à gagner".

Malgré tout, la directrice du Cinéma Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains confie qu'elle est déjà "heureuse que le cinéma puisse rester ouvert, sans jauge ni couvre-feu". "On ne nous a pas gâché les vacances au moins", sourit-elle. 

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