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Attentat sur les Champs-Élysées : "Il y a eu coordination avec Daesh" avance Claude Moniquet

INVITÉ RTL - Un second terroriste pourrait être dans la nature après l’attaque du 20 avril selon l’ancien agent de la DGSE.

Des policiers bloquent l'accès des Champs-Élysée après la fusillade du 20 avril.
Des policiers bloquent l'accès des Champs-Élysée après la fusillade du 20 avril.
Crédit : JOLY LEWIS/SIPA
Attentat sur les Champs-Élysées : "il y a eu coordination avec Daesh" avance Claude Moniquet
05:30
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

La France a été frappée jeudi 20 avril par un nouvel attentat, sur les célèbres Champs-Elysées. Un policier a été tué, deux autres ont été blessés ainsi qu'une touriste étrangère. Selon les autorités françaises, l'homme qui a ouvert le feu était un individu de 39 ans bien connu des forces de l’ordre. Il faisait déjà l’objet d’une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Cependant, l’organisation terroriste État islamique, qui a très rapidement revendiqué l’attaque, a salué l’action d’un de ses combattants présenté comme "Abu Youssef al Belgiki" [Abou Youssef le Belge].

"Daesh a réagi extrêmement vite : souvent les revendications prennent plusieurs heures, parfois même une à deux journées. Là, on a quelque chose qui est tombé deux heures après la commission des faits, par le biais de l’agence Amas en Syrie [une des organes de propagande de l’État islamique]", relève Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme, au lendemain de cet attentat, avant d’ajouter : "Ça veut dire que le message était prêt avant l’attentat, donc il y a eu coordination avant l’attentat."

Des doutes entourent l'identité du tireur

Les doutes qui persistent autour de l’identité de l’auteur de cette attaque posent de nombreuses questions. "Le nom de guerre cité, "Abu Youssef al belgiki", ça ne peut pas correspondre à Karim C - l'identité avancée pendant un temps par les autorités françaises -, parce que Karim C il est français", souligne Claude Moniquet. Plusieurs hypothèses expliqueraient ces différences pour Claude Moniquet : "Première hypothèse, ça serait quand même Karim C parce que cet individu aurait vécu un moment en Belgique, sous un alias, sous une fausse identité, comme Clément Baur, un des deux terroristes arrêtés à Marseille mardi, vivait sous une identité tchétchène en Belgique.” 

Cette première explication apparaît cependant "assez douteuse" pour le spécialiste du terrorisme. Deux autres scénarios, plus inquiétants, mais aussi puis réalistes se dessinent alors. "Le Belge, c’est un homme qui est un complice de l’action et qui a échappé à la police", avance Claude Moniquet, "et là on a quelqu’un en liberté qui est dangereux." Enfin, le spécialiste du terrorisme émet une troisième hypothèse sur RTL : "On a quelqu’un qui s’appelle Youssef le Belge, qui préparait une action pour Daesh à Paris et au moment où l’action des Champs-Élysée a été commise par quelqu’un d’autre, il y a eu confusion."

Une perquisition inquiétante à Anvers

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L’ancien agent de renseignements de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) révèle que les autorités avaient reçu des informations sensibles venues de Belgique le jour même de l’attentat des Champs-Élysée. "La seule certitude qu’on a, c’est qu’hier la police envoie un message urgent à la police française disant nous venons de perquisitionner un domicile dans la banlieue d’Anvers : on a trouvé des armes, on a trouvé du matériel de l’État islamique, on a trouvé le récépissé d’un billet de Thalys pour Paris [en date du 20 avril] au nom de Youssef al Hossri", indique Claude Moniquet, “et là ça peut correspondre au pseudo Youssef le Belge”.

L’individu qui a été abattu par les forces de l’ordre serait en revanche bien connu des forces de l’ordre. Il avait tenté de tuer à plusieurs reprises des policiers lors d’une course-poursuite, puis lors de sa garde à vue en 2001. Le suspect de l'attaque avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire. “Il n’était apparemment pas fiché S”, précise cependant Claude Moniquet.

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