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Mulhouse : des étudiants d’une école d’art détruisent une voiture de police en piñata lors d’une performance, une enquête ouverte

La diffusion d’une vidéo montrant des étudiants en art s’en prendre à une piñata géante en forme de voiture de police a provoqué une vive polémique à Mulhouse. La municipalité a saisi la justice, évoquant un outrage aux forces de l’ordre.

Une vidéo montrant des étudiants en art s’en prendre à une piñata géante en forme de voiture de police à Mulhouse en janvier 2026

Crédit : Bruno Retailleau/X

Mulhouse : des étudiants d'une école d'art détruisent une voiture de police en piniata lors d'une performance, une enquête ouverte

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Valentin Boissais & AFP - édité par Corentin Alloune

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Une enquête pour "outrage aux forces de l'ordre et au drapeau français" a été ouverte après la diffusion d'une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, montrant des étudiants en art détruisant à coups de bâton une piñata géante en forme de voiture de police à la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR), dans le Haut-Rhin. La scène s'est déroulée ce jeudi 29 janvier dans le cadre d'un atelier sur le thème du carnaval.

Sur la vidéo, un jeune homme armé d'une barre s'attaque à cette voiture de police en carton, habillée d'une plaque d'immatriculation sur laquelle est inscrit "ACAB", acronyme de l'anglais All Cops Are Bastards, traduit en français par "Tous les flics sont des salauds".

"J'ai assisté à une mise en scène de destruction symbolique d'une voiture de police"

Emmanuelle Suarez, adjointe au maire de Mulhouse, était présente lors de cette représentation. "J'ai assisté à une mise en scène de destruction symbolique d'une voiture de police accompagnée de slogans hostiles aux forces de l'ordre. Ce sont des étudiants plutôt jeunes. J'ai estimé que cette scène franchissait la limite dans un établissement public", témoigne l'élue au micro de RTL.

La municipalité a saisi le procureur de Mulhouse. Laurent Doulsens, responsable de la communication de l'école, évoque avant tout une œuvre d'art symbolique. "C'était vraiment une performance artistique qui s'inscrit dans un travail pédagogique sur le carnaval. On regrette la réaction épidermique face à une information qui n'est pas contextualisée. C'est un symbole, il n'y a pas d'action visant à blesser ou à insulter", se défend le représentant de l'école.

Laurent Nuñez dénonce le symptôme d'"une idéologie anti-flics"

Le directeur de l'établissement a quant à lui été convoqué par la mairie afin de s'expliquer sur cette séquence. Pour sa part, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dénonce le symptôme d'"une idéologie anti-flics". Son prédécesseur place Beauvau, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau, a dénoncé "l'idéologie d'extrême gauche qui gangrène une partie de nos institutions". 

La maire (ex-LR) de Mulhouse Michèle Lutz a écrit sur Facebook avoir convoqué le directeur de l'école "pour lui signifier (s)a totale désapprobation sur ces faits graves, dans un établissement d'enseignement supérieur, financé massivement par des fonds publics, dont ceux de la Ville de Mulhouse". "Je considère que la liberté d'expression, y compris artistique, ne peut permettre et justifier tous les outrages", a-t-elle ajouté. 

Fustigeant un "énième appel à la haine (...) contre les policiers", la candidate du Rassemblement national à la mairie Christelle Ritz a réclamé au Conseil régional du Grand Est, où elle siège dans l'opposition, la suspension d'une subvention à l'école - sans succès. 

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