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Santé : comment réduire les risques d’une prochaine pandémie ?

La communauté internationale veut tenter une approche plus holistique afin de détecter au plus vite les risques liés aux interactions entre les hommes, les animaux et l'environnement.

Le nouveau coronavirus Covid-19.
Le nouveau coronavirus Covid-19.
Crédit : HANDOUT / US FOOD AND DRUG ADMINISTRATION / AFP
Céline Morin & AFP

Comment réduire les risques d’une prochaine pandémie ? C’est pour tenter de répondre à cette question que, sous l’influence de la France et de l’Allemagne, plusieurs organisations internationales ont lancé la semaine dernière un groupe composé d’experts chargé de faire des propositions concrètes.

À l’heure où la Covid-19 touche toute la planète, l’idée serait de développer et d’augmenter la surveillance afin de détecter les menaces. Et grâce à cela, venir en aide aux autorités dans la prévention et la gestion de futures crises sanitaires.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) explique ainsi que "les liens étroits entre la santé humaine, animale et environnementale exigent une collaboration, une communication et une coordination étroites entre les secteurs concernés". En précisant que la présence d’experts permettra de bénéficier de conseils sur "la manière de combler les lacunes entre les secteurs, en reliant la médecine vétérinaire et humaine aux questions environnementales".

Un groupe d’experts chargé de la surveillance et de la prévention

Ces experts devront d'élaborer un plan d'action mondial visant à prévenir les épidémies de maladies d'origine animale, telles que la grippe aviaire H5N1 et les maladies à virus Ebola et Zika, alors que les trois quarts de toutes les maladies infectieuses émergentes ont pour origine des animaux, selon l'OMS.

Baptisé "une seule santé", le groupe d’expert s’est réuni pour la première fois en début de semaine sous la co-présidence de Thomas Mettenleiter (par ailleurs président de l'institut Friedrich-Loeffler) et Wanda Markotter (aussi directrice du Centre pour les zoonoses de l'Université de Pretoria).

Il se compose de 26 scientifiques indépendants préalablement sélectionnés par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ainsi que le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

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Avec 4 sous-groupes de travail, les scientifiques devront gérer à la fois la "surveillance en temps réel" mais aussi la prévention de possibles pandémies, révèle Thomas Mettenleiter.

Mieux prévenir les crises sanitaires futures

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, indique qu’il s’agit "à la fois de donner plus de visibilité à la recherche scientifique sur ces questions et de nous donner les moyens de faire les bons choix au bon moment pour prévenir d'autres crises sanitaires ou y répondre au mieux".


"Pour mettre fin aux trois crises planétaires - changement climatique, perte de biodiversité et pollution - qui menacent notre paix et notre prospérité, nous devons comprendre que les santés humaine, animale et planétaire sont une seule et même chose", insiste de son côté la directrice exécutive du PNUE Inger Andersen.

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