1. Accueil
  2. Actu
  3. Santé
  4. Coronavirus : non, être vacciné contre la Covid-19 n’empêche pas de donner son sang
2 min de lecture

Coronavirus : non, être vacciné contre la Covid-19 n’empêche pas de donner son sang

FACT CHECKING - Comme tous les matins, RTL regarde ce qu’il se passe du côté des fausses informations. Ce lundi, non être vacciné contre la Covid-19 n’empêche pas de donner son sang.

Un don du sang dans un hôpital (illustration).
Un don du sang dans un hôpital (illustration).
Crédit : AFP / GEORGES GOBET
Coronavirus : non, être vacciné contre la Covid-19 n'empêche pas de donner son sang
02:36
Coronavirus : non, être vacciné contre la Covid-19 n'empêche pas de donner son sang
02:36
Policier tué à Avignon : peut-on appliquer une perpétuité automatique ?
02:13
Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Un domaine échappera-il aux faiseurs d’intox ? Apparemment pas. Ainsi depuis début avril, des publications très présentes sur les réseaux sociaux et notamment sur Facebook, affirment que vaccin anti-Covid et don du sang sont incompatibles, que les pires horreur sont à prévoir si une goutte d’hémoglobine d’un vacciné se retrouve à couler dans les veines d’un non-vacciné et surtout qu’un pays est plus éclairé que les autres dans ce domaine : le Japon.

Un message partagé plus de 30.000 fois sur Facebook, explique que la Croix-Rouge au Japon aurait demandé aux personnes vaccinées contre le coronavirus de ne plus donner leur sang et... c’est vrai explique l'AFP. Enfin, c’était vrai le 22 février puisque depuis le 28 avril, les autorités nippones ont donné leur feu vert pour la possibilité de don du sang de personnes vaccinées. 

Aux États-Unis, les autorités de santé ont donné cette possibilité dès le 24 février. En France, le Haut Conseil de la santé publique a recommandé, dès le 2 février, "qu'aucune exclusion, même très provisoire, ne soit effectuée pour un don de sang" venant de personnes vaccinées contre la Covid-19. Encore raté pour les faiseurs d’intox.

Quelques cas particuliers

Il faut être prudent concernant les annonces sanitaires venant du Japon. Les autorités japonaises sont particulièrement prudentes concernant le sanitaire. Ainsi, comme l’explique le Figaro et l'AFP, avant de mettre sur le marché un vaccin ou un médicament, le pays impose ainsi des essais cliniques supplémentaires sur son territoire même si le produit a déjà été validé par des études cliniques ailleurs dans le monde. 

À lire aussi

D’où cette prudence sur le don du sang et ce malgré que d’autres pays l’avaient autorisé. Concernant le don du sang, il existe bien sûr des cas particuliers mais ce ne sont pas les plus nombreux. Par exemple, il faut attendre quatre semaines après une injection contre la fièvre jaune ou la rougeole pour pouvoir donner son sang.

Une situation difficile à comparer

Le Japon a commencé à vacciner début février, assez tardivement. Et ce mélange de défiance et de ralentissement bureaucratique pénalise la troisième économie mondiale. Seuls 2% de la population a reçu une première dose au 28 avril contre 45% aux États-Unis et 23% en France. Seul le vaccin Pfizer/BioNTech est autorisé. À deux mois et demi des Jeux Olympiques de Tokyo, il y a comme un doute mais il sera difficile pour le Japon de se retrouver sur le podium de la vaccination.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/