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Grippe aviaire : l'État prévoit de débloquer 90 millions d'euros

"C'est une première étape, le montant final sera probablement plus élevé", a souligné le cabinet de Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

En cas de détection de grippe aviaire, les volailles doivent être abattues
En cas de détection de grippe aviaire, les volailles doivent être abattues
Crédit : Isaac Lawrence / AFP
Marie Gingault
Marie Gingault
Journaliste

Afin d'indemniser les professionnels ayant subi des pertes d'exploitation en raison de la grippe aviaire, l'État français prévoit de mobiliser dans un premier temps près de 90 millions d'euros, a annoncé mardi 11 mai le ministère de l'Agriculture.

"C'est une première étape, le montant final [du plan d'indemnisation] sera probablement plus élevé", a précisé le cabinet du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie, à l'issue d'une réunion avec les acteurs de la filière. Une partie des fonds devrait être débloquée rapidement, afin de soutenir tous les maillons de la filière : accouveurs, éleveurs, industriels. En effet, leur activité a été perturbée par la grippe aviaire (influenza aviaire), qui a sévi cet hiver, entraînant l'abattage de plus de 3,5 millions de volailles et des arrêts prolongés de production.

Cette indemnisation des pertes économiques intervient en complément des indemnisations sanitaires versées aux éleveurs dont les cheptels ont été éliminés. Précisément, 40 millions d'euros sont destinés aux éleveurs et 30 millions d'euros à l'amont (élevage d'animaux reproducteurs, accouvage). 500.000 euros sont dédiés aux élevages de poules pondeuses, qui ont été empêchées de fonctionner normalement. En outre, neuf millions d'euros iront vers les éleveurs de gibier, dans l'impossibilité de vendre leur production. En effet, la lutte contre la grippe aviaire interdit les lâchers de gibier à plumes. 

De plus, l'État prévoit un minimum de dix millions d'euros pour les entreprises de l'aval (transformateurs notamment), sous forme d'avances de trésorerie remboursable. Toutefois, ce dispositif devra être validé par l'Union européenne.

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