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Michel Cymes : comment lutter contre l'obésité

Ce mercredi 4 mars est la Journée mondiale unifiée contre l'obésité. Un fléau qui touche 17% de la population française.

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Michel Cymes : comment lutter contre l'obésité Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes édité par Maxime Magnier

L'obésité touche 13% de la population mondiale et, si l'on en croit les chercheurs de l'INSERN, 17% de la population française. Et il suffit de mettre ces deux pourcentages en parallèle pour que, d'entrée, soit posée la question de notre mode de vie dans les pays développés. La question est d'autant plus cruciale que l'obésité est une maladie chronique et, tout simplement, mortelle. Une chose que l'on a un peu trop tendance à oublier.

L'obésité entraîne une cascade de problèmes sanitaires. Elle est l'origine de près de la moitié des cas de diabète de type 2. Le quart des maladies cardiaques lui sont imputables. On ne compte plus les cancers dont elle est responsable. Et je passe tout le reste : l'hypertension artérielle, les maladies rénales, les problèmes respiratoires, l'arthrose, le psoriasis, etc. Mais d'abord, entendons-nous bien : il faut savoir de quoi on parle.

Le premier point sur lequel je souhaite m'attarder, c'est la différence entre le surpoids et l'obésité. Sont considérées comme obèses les personnes dont l'indice de masse corporelle (IMC) est égal ou supérieur à 30. L'IMC se calcule en prenant votre poids en kilos, que vous divisez par votre taille en mètre au carré (votre taille multipliée par elle-même) et vous notez le résultat. 

Un lien entre sommeil et obésité

À partir de 25, vous êtes en surpoids, ce qui n'est pas bon signe et nécessite que vous réagissiez. Mais à partir de 30, on aborde l'obésité. Ce chiffre, schématiquement, est révélateur d'un mode de vie où l'alimentation est trop riche et l'activité physique largement insuffisante. Je dis "schématiquement" car la maladie peut être due à des facteurs psychologiques, à la génétique, à certaines maladies chroniques et à tout un tas de choses qui s'inscrivent dans un parcours de vie. Cela va de la consommation d'alcool, à la ménopause, en passant par l'arrêt du tabac, les problèmes professionnels ou personnels. Sans oublier le manque de sommeil, qui d'ailleurs été une nouvelle fois pointé du doigt par une équipe de chercheurs suédois il y a quelques jours. 

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L'étude en question concerne des enfants, 107 d'entre eux pour être précis. On a noté leur courbe de poids tout en observant la qualité du sommeil de leur premier à leur sixième anniversaire. Le résultat est sans appel : plus l'enfant se couche tard, plus son indice de masse corporel augmente. Vous comprenez maintenant pourquoi je vous parle régulièrement du sommeil et de tout ce qui le détériore, à commencer par l'invasion des écrans

La solution peut passer par la chirurgie

Si l'on est concerné, ou si on a le sentiment qu'on risque d'être concerné par l'obésité, la première chose à faire est de taper "PNNS" sur son ordinateur. Il s'agit du programme national de nutrition santé, qui vous dit comment vous alimenter correctement, et bouger un minimum, même s'il ne s'agit que d'une demi-heure de marche par jour. L'objectif c'est de perdre du poids petit à petit : 5% par an. C'est un objectif raisonnable avec un résultat durable. 

La seconde chose à faire, c'est d'en parler à votre médecin. Vous ne maigrirez pas seul, vous avez besoin de soutien. Et cela passe parfois par une thérapie cognitive, surtout quand on est drogué aux sucres rapides et aux mauvaises graisses. Pour ce qui est des médicaments contre l'obésité, le choix est assez limité, avec des effets indésirables en rafale. En revanche, il existe des traitements chirurgicaux, comme la pose d'un anneau gastrique ou la réduction de l'estomac. Ça donne des résultats, mais de tout cela, vous devez avant tout parler avec votre médecin traitant, qui saura vous orienter.

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