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Michel Cymes : comment bien évaluer et soulager les douleurs ?

Avoir mal n'est pas un aveu de faiblesse. Soulager ses douleurs est un droit fondamental. Explications avec Emma, lors de l'émission hebdomadaire de Michel Cymes.

Une femme souffrant de douleurs (illustration)
Une femme souffrant de douleurs (illustration)
Crédit : iStock / Remains
Michel Cymes : la douleur est un droit fondamental
31:49
Michel Cymes

À l’occasion de la journée mondiale contre la douleur, on s’est rendu compte que c’est un sujet que l’on aborde finalement assez peu, et que la douleur, c’est même probablement tabou chez certains.

Comme si souffrir, comme si avoir mal était un aveu de faiblesse. Je pense évidemment aux hommes. Je ne sais pas si vous vous reconnaissez dans cette injonction à être fort et courageux face à la douleur. Mais je pense aussi aux femmes, qui ont pu se sentir méprisées dans leurs souffrances gynécos, aux enfants et aux personnes âgées dont on a longtemps sous-estimé le rapport à la douleur. Bref, je pense à tout le monde.

Aujourd’hui, heureusement, on reconnait que le soulagement de la douleur est un droit fondamental. Reste à savoir de quoi on parle, parce qu’il existe plusieurs types de douleurs.

Trois types de douleur

Il y en a trois, pour faire simple. La douleur aigue, qui se présente souvent comme un signal d’alarme : la coupure, la fracture, la crise d’appendicite. La deuxième, c’est la douleur liée aux soins. On vous fait une ponction lombaire, on vous pose une sonde. Ça fait mal. 

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Et puis la troisième, très répandue, c’est la douleur chronique. Celle qui dure. Au-delà de trois mois, et le plus souvent au-delà six mois. Là, je vous parle des maux de tête et migraines, des lombalgies, de l’arthrose, des douleurs musculo-squelettiques. Qui font mal physiquement, évidemment, mais qui ont aussi des répercussions psychologiques : insomnie, anxiété, repli sur soi, moral en berne et libido avec.

Ce qui est sûr, c’est que la douleur, quelle qu’elle soit, est anormale. Donc il s’agit d’abord de poser le bon diagnostic, pour savoir d’où elle vient. Et puis, bien sûr de la traiter.

Comment bien évaluer la douleur ?

Le chef d’orchestre, c’est le médecin, à commencer par le médecin traitant. Alors, ce qui rend la chose compliquée, concernant la douleur, c’est qu’on ne peut pas l’objectiver avec des examens. Vous êtes la seule personne à la ressentir et donc, la seule à pouvoir la décrire, alors ça vaut le coup de chercher la bonne métaphore : est-ce que c’est la sensation d’un coup de poignard ? d’une crampe ? Ou plutôt de brûlures ?

Pas facile non plus de l’évaluer : est-elle pénible, atroce, insupportable ? Ça dépend des gens et de leur vocabulaire. Le mieux, c’est de dire où elle se situe sur une échelle de 0 à 10. Zéro : aucune douleur. 10 : la pire imaginable. C’est encore ce qu’il y a de plus fiable. Et surtout, pas de honte : il n’y a pas d’histoire de courage, de serrer les dents ou "d’être un bonhomme".

En parler au médecin, c’est important parce qu’il va surtout chercher l’origine de cette douleur et vous proposer des traitements adaptés. Mais si vous commencez par un peu d’automédication, voici quelques conseils.

Comment soulager la douleur ?

Pour traiter une douleur passagère, on va se tourner vers les antalgiques. Quand on se sert dans l’armoire à pharmacie, mieux vaut choisir le paracétamol à l’ibuprofène qui peut, comme l’ont souligné les autorités de santé, avoir tendance à masquer certains symptômes d’une infection et ainsi, conduire à un retard de la prise en charge.  

Donc, on prend du paracétamol. Mais surtout, surtout, on respecte bien la posologie. Pour un adulte, sans avis médical particulier, c’est maximum 3x1 gramme par 24 heures, avec 4 à 6 heures d’intervalle entre chaque prise. Autre point de vigilance : attention de ne pas l’associer à un autre médicament qui contiendrait aussi du paracétamol : il faut bien regarder la composition.

Attention au risque de surdosage. Ce n’est pas parce que le paracétamol est en vente libre qu’il est anodin. En l’occurrence, il peut entraîner des lésions graves du foie si l’on en prend trop. Donc on le prend à petite dose, pendant quelques jours. 

Et pour les enfants, on ne joue pas aux apprentis sorciers en coupant un comprimé en deux : on choisit la formule adaptée à son poids, en pharmacie. Et pour tout le monde, si la douleur persiste, on va consulter

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