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Covid-19 : non, l'Inserm ne veut pas infecter des volontaires

FACT CHECKING - Plusieurs fake news circulent autour de l'appel à volontaires de l'Inserm. L'institut chercherait notamment à infecter les volontaires.

Un prototype de vaccin contre la Covid-19 (illustration)
Un prototype de vaccin contre la Covid-19 (illustration)
Crédit : MLADEN ANTONOV / AFP
Festival d'intox autour de l'appel à volontaires pour un vaccin
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Festival d'intox autour de l'appel à volontaires pour un vaccin
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micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Coline Daclin

C’est une première en France. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a lancé un appel à volontaires via un site internet pour recruter 25.000 personnes à participer à des essais cliniques pour un vaccin contre la Covid-19. Les inscriptions se font via covireivac.fr et chacun peut s’engager pour la science et la patrie.  

Étant donné le contexte dans lequel nous évoluons, quand on mélange dans la même phrase "vaccins" et "volontaires", il y a des doutes. Un festival de fake news circule ainsi sur les essais de l'Inserm. 

Parmi les intox les plus récurrentes, celles d’inoculer le virus à des volontaires et voir ce qu’il se passe. Mais ce n’est pas le cas avec l’Inserm. Sur la plateforme mise en place, on trouve cette précision : non, ce n’est pas le SARS-CoV-2 (le virus qui provoque la Covid-19) actif qui est injecté dans les vaccins des essais. "Le vaccin est en effet constitué soit d’un virus inactivé, soit d’éléments du virus qui ne peuvent se répliquer et ainsi provoquer la maladie, soit pour les vaccins vectorisés", explique l'Inserm. 

Malgré la rumeur, les patients ne seront pas infectés volontairement comme la Grande-Bretagne souhaiterait le faire, nous a appris le Financial Times. Le conseil scientifique a indiqué son opposition à cette idée, comme l'indique une note du 9 juillet dernier

Enrichir "Big pharma" ?

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Autre intox : les volontaires serviraient de cobayes aux laboratoires chinois. "Déjà qu’ils nous ont fabriqués le virus", explique un internaute. En vérité, non. L’Inserm ne sait pas encore quel vaccins seront testés, mais les vaccins chinois et russe seront exclus de ces tests, précise l'institut.

La campagne fait aussi resurgir une vieille rumeur, qui date du mois d’avril dernier. Un site internet australien écrivait alors : "La première volontaire d’un essai au Royaume-Uni de vaccin contre le coronavirus est morte". Il s'agirait d'une femme qui participait au test lancé par l’université d’Oxford. Or, on a vite appris que c’était faux, puisque la personne elle-même a démenti sur Twitter, en disant que tout allait bien. 

Enfin, le grand complot du "Big pharma" revient également. La démarche de l'Inserm servirait à enrichir les laboratoires pharmaceutiques. Si de nombreuses enquêtes mettent en cause les industries pharmaceutiques dans la recherche de profit plus important que celui de soigner les gens, "Big pharma" va plus loin. 

C'est une théorie expliquant que autorités médicales et les laboratoires seraient de mèche et s’organiseraient ensemble pour faire du profit. Alors oui, ces vaccins ont été fabriqués par des laboratoires, mais ce n’est pas pour leur rentabilité que l’Inserm les teste. C'est pour voir lequel est le plus efficace contre la Covid-19 pour la population française.

Pour rappel, l'Inserm est un établissement public qui n’est financé qu’à hauteur de 7% par l'industrie pharmaceutique. Le reste provient de l'Union européenne (23%), de l'Agence nationale de la recherche (18%) et d'associations et fondations (14%). L’affaire du vaccin ne fait que commencer. 

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