2 min de lecture Épidémie

Coronavirus : record de contaminations, le cap du million de cas dépassé

Les 2/3 de la population passent sous couvre-feu à partir de samedi 24 octobre, alors que 42.000 personnes ont été contaminées en 24 heures.

Des soignants en train de prendre en charge un patient infecté par la Covid-19 (illustration)
Des soignants en train de prendre en charge un patient infecté par la Covid-19 (illustration) Crédit : LUCAS BARIOULET / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Ce samedi 24 octobre marque l'entrée sous le régime du couvre-feu pour 46 millions de la population en France. Comme annoncé par le Premier ministre, 38 nouveaux départements basculent du fait d'une épidémie de Covid-19 bien trop importante. Vendredi, la France a dépassé la barre du million de cas depuis mars, avec 42.000 nouveaux dépistages positifs en 24h, et 300 décès

Au total, 54 départements, en plus de la Polynésie, seront désormais soumis à un couvre-feu nocturne qui s'appliquera de 21h00 à 06h00 avec des amendes à la clé en cas de non-respect. Une mesure qui intervient une semaine après l'application du même régime en Île-de-France et dans plusieurs métropoles. 

"On est obligé de faire ça", a expliqué le président Emmanuel Macron, alors qu'un nouveau record de 42.032 cas de Covid-19 a été atteint en 24 heures.

Les hôpitaux se préparent au pire

Parmi les indicateurs qui affolent les autorités, il y a le taux de positivité des tests qui atteint 15,1% ce vendredi, contre 14,3% la veille. Début septembre, ce taux était de 4,5%. Pour ne pas être submergé par la deuxième vague qui déferle et qui pourrait s'avérer "pire que la première", comme le craint Martin Hirsh, le directeur général de l'AP-HP, l'hôpital a déjà sonné l'alerte générale.

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Les établissements hospitaliers vont armer des lits de réanimation supplémentaires, des opérations seront déprogrammées, des congés de personnels soignants vont être annulés et des volontaires seront appelés. 

"Dans la phase où nous sommes, nous n'avons d'autre choix, compte tenu du nombre d'infections par jour, que de réduire notre vie sociale au maximum (...) si on veut vraiment préserver notre système de santé et nos concitoyens", a expliqué Emmanuel Macron après une rencontre avec les équipes du centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d'Oise).

Pour le chef de l'État, "il est trop tôt aujourd'hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges", car il faut attendre "le milieu de la semaine prochaine (pour avoir) une vision plus claire de l'impact des mesures" prises. Mais en tout état de cause, il faudra vivre avec le virus "au mieux jusqu'à l'été 2021", a-t-il averti.

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