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Coronavirus : pourquoi le gouvernement n'a pas ouvert plus de lits en réanimation

ÉCLAIRAGE - Jean Castex et Olivier Véran sont revenus jeudi 15 octobre sur les critiques à propos de leur gestion de la crise sanitaire.

Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une conférence, le 8 octobre 2020
Le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une conférence, le 8 octobre 2020 Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Quelques heures après l'annonce du couvre-feu dans huit métropoles, le gouvernement a précisé jeudi 15 octobre les mesures prises pour faire face à la deuxième vague de Covid-19 qui submerge le pays. Le Premier ministre et le ministre de la Santé Olivier Véran en ont profité pour répondre aux critiques formulées sur l'absence de moyens à destination du personnel soignant. 

Depuis la rentrée, les professionnels de santé s'inquiètent du nombre de patients en croissance dans les services dédiés des hôpitaux et réclament plus d'équipements. "J'entends dire que la bonne réponse aurait été de créer des lits en réanimation, a indiqué Jean Castex  C'est doublement faux. Aucun système ne serait capable de faire face aux conséquences de cette épidémie, si nous ne faisions rien en amont. Pour créer des lits, il faut former des médecins et des soignants spécialisés. C'est impossible en quelques mois, il faut des années". 

Une formation pratique pour le personnel

Une réponse appuyée par le ministre de la Santé : plus de lits de réanimation signifie plus personnel mobilisé. Or, a insisté Olivier Véran, les effectifs de soignants formés spécifiquement à la réanimation ne sont pas assez élevés pour faire face à des places supplémentaires. "Néanmoins une formation pratique a été évidemment mise en place depuis la première vague épidémique", a informé le ministre de la Santé. "En Île-de-France, 750 infirmières et aides-soignants ont participé à la formation, ce qui permet de renforcer les effectifs, mais notre objectif n'est pas de faire le plein en réanimation", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, augmenter les capacités en réanimation signifie rogner sur les autres services des hôpitaux comme "les blocs opératoires" ou "les salles de réveil" qu'il faut fermer. "Nous déprogrammons des soins de chirurgie pour des malades qui en ont besoin", a-t-il regretté.

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