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Coronavirus : quels sont les effets psychiques provoqués par la crise sanitaire ?

Le nombre de cas de dépression ou d'états anxieux grimpent en flèche depuis le printemps dernier. Certaines populations, comme les femmes ou les étudiants, sont particulièrement touchées.

Une jeune femme en dépression (illustration)
Une jeune femme en dépression (illustration)
Crédit : JAUBERT/SIPA
Coronavirus : quels sont les effets psychiques provoqués par la crise sanitaire ?
02:24
Sophie Aurenche
Chroniqueur

Tous les psychiatres et psychologues l'affirment : l'accumulation de deux confinements, d'un couvre-feu, de la peur de tomber malade et la perte d'un proche créent forcément des dégâts psychiques, et pas seulement chez les personnes fragiles.

Certains médecins parlent même de choc post-traumatique. La sidération du premier confinement au printemps et le stress de l'inconnu entraînent des séquelles et des épisodes d'angoisse voire de dépression. 

Des difficultés psychiques mesurées notamment par Santé Publique France. Depuis le mois de mars, l'institution a effectué une vingtaine d'enquête, interrogeant régulièrement un échantillon de 2.000 personnes avec BVA. 

Celles-ci permettent d'avoir une photographie complète de l'état mental des Français. Résultat : il y a deux fois plus de personnes dépressives fin novembre que fin septembre (23% contre 11%), et une augmentation du nombre d'états anxieux, vécus par 18,5% de la population contre 13,5% en 2017. Un autre indicateur utilisé, la "satisfaction de vie actuelle", a perdu sept points avec le confinement.

Hausse des consultations psychiatriques

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Certains profils sont plus touchés par cette situation : les personnes déjà fragiles, mais aussi les femmes et les personnes entre 25 et 34 ans. Une inquiétude particulière existe pour les étudiants, dont le taux de dépression a augmenté de 29 points. Les préoccupations concernent également les personnes qui ont eu perdu leur emploi ou qui habitent dans des espaces plus réduits. 

Les spécialistes craignent bien une troisième phase psychiatrique. Pour l'éviter, il faut agir vite, réclament cinq psychiatres réputés. Les consultations sont en hausse de 10 à 15%, et les délais sont très longs en ville comme à la campagne. 

Se dire dépressif ou anxieux reste tabou, affirment-ils. Ces professionnels souhaitent que les pouvoirs publics lancent une campagne d'information. Le 0.800.130.000, numéro vert gratuit et accessible à tous sept jours sur sept, a déjà reçu des milliers de demandes.

Une autre solution serait aussi le remboursement des consultations chez les psychologues afin de désengorger les hôpitaux. Il est également clé de se projeter après l'hiver, lorsque la vie pourrait reprendre un peu plus normalement.

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