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Coronavirus : pourquoi le vaccin français Valneva sera d'abord distribué au Royaume-Uni

La société, installée en banlieue de Nantes, avait conclu un pré-accord avec le Royaume-Uni à l'été 2020. Les vaccins seront produits en Écosse, et distribués d'abord Outre-Manche.

Une dose de vaccin contre la Covid-19 (illustration)
Une dose de vaccin contre la Covid-19 (illustration)
Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Victor
Victor Goury-Laffont
Journaliste

La production d'un vaccin contre la Covid-19 sur le sol français reste une mission compliquée. Alors que le projet du laboratoire Sanofi accumule les retards et ne devrait pas être prêt avant fin 2021, et que l'Institut Pasteur a annoncé qu'il interrompait sa quête d'un vaccin, l'entreprise Valneva, basée en banlieue de Nantes, montre des signes encourageants dans sa recherche, et serait même en mesure de proposer un produit fini d'ici l'automne 2021. Problème : celui-ci ne sera pas produit en France, et ne devrait pas être distribué dans l'Hexagone avant 2022.

"Quand on a annoncé le lancement du développement de notre vaccin, on a pris contact avec plusieurs institutions et gouvernements, explique Franck Grimaud, directeur de Valneva, à l'antenne de BFMTV, il se trouve que c'est le Royaume-Uni qui nous a apporté une réponse globale le premier, et dès juillet, nous avons annoncé un pré-accord avec eux".

Un pré-accord avec pour conséquence que, si l'efficacité du vaccin venait à être démontrée, le Royaume-Uni bénéficierait des premières doses, qui seront produites en Écosse. L'État britannique a passé commande pour recevoir 60 millions de doses en 2021 puis 40 millions début 2022. Côté Union européenne, une commande pour 60 millions de vaccins a aussi été passée, mais ne devrait pas arriver avant la fin de l'année. 

Une production limitée

Une priorité au Royaume-Uni qui agace côté français, en particulier dans le Pays de la Loire. Dans un communiqué publié sur Twitter, la présidente de la région, Christelle Morançais, fait part de son "terrible sentiment de gâchis et d'incompréhension qui domine face à cet échec français et européen"

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La région, affirme-t-elle, aurait "alerté" le ministère de l'Industrie sur le "formidable potentiel" du vaccin Valneva dès le mois de juin, avant l'accord entre le laboratoire et le Royaume-Uni. "Cette lettre et les relances qui ont suivi sont malheureusement restées lettres mortes", ajoute Christelle Morançais.

Un "échec" et un "gâchis qui pourrait cependant être à relativiser. Sur Public-Sénat, Jean-Pierre Thierry, conseiller médical de France Assos Santé, explique que "Valneva est passé sous le radar de l’Union européenne en raison de sa faible capacité de production par rapport aux acteurs traditionnels du marché". Il ne devrait, en conséquence, pas jouer un rôle aussi important que les des laboratoires comme Moderna ou Pfizer.

Vaccin traditionnel, le produit de Valneva peut être conservé dans un réfrigérateur, et ne nécessite pas d'être gardé à des températures particulièrement froides. Selon La Croix, les premiers essais sur des humains sont prévus pour fin février.

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