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Coronavirus : Paris envisage de vacciner "30 à 40%" de la population "dès janvier"

Paris se prépare à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre la maladie du coronavirus dès "début janvier". La campagne de vaccination ciblera en priorité "les plus de 65 ans et les plus fragiles".

La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, lors d'une visite à l'AP-HP, le 15 octobre 2020 à Paris.
La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, lors d'une visite à l'AP-HP, le 15 octobre 2020 à Paris. Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

L'adjointe à la Santé Anne Souyris a annoncé, vendredi 20 novembre, que la municipalité de Paris se tenait prête à vacciner 30 à 40% de la population parisienne contre la maladie du coronavirus dès "début janvier". 

Cette vaste campagne de vaccination ciblera en priorité "les plus de 65 ans et les plus fragiles", a-t-elle précisé lors d'une visioconférence avec la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo, les maires d'arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

Quel scénario est à l’étude ? La mairie de Paris entend réquisitionner cinq sites de la Ville pour entreprendre cette mission au début de l’année 2021 voire même en décembre si un vaccin est déjà disponible. Suivra "une deuxième phase de vaccination" pour le reste des plus de deux millions de Parisiens, qui "se ferait en médecine de ville", a ajouté l'élue écologiste.  

Une campagne de vaccination "beaucoup plus rapide"

Par ailleurs, "les personnels soignants seront également prioritaires mais ne seraient pas pris en charge dans les centres dédiés", a ajouté Anne Souyris. De son côté, Anne Hidalgo, qui a évoqué ce scénario lors d'une rencontre avec le Premier ministre Jean Castex, est attendue avec une proposition de stratégie sanitaire dès la semaine prochaine. 

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Cette "campagne de vaccinationest "beaucoup plus rapide" que d'autres plans qui avaient été envisagés dans un premier temps par l'Hôtel de Ville et la préfecture de police. Celle-ci permettrait au public prioritaire d'être vacciné sur "convocation de la CPAM", a-t-on indiqué. 

La crainte d'une troisième vague

Lors de la réunion vendredi, le professeur Jean-François Delfraissy a rappelé les risques d’une troisième vague dans l’absence d’un plan sanitaire ambitieux. "Si on refait la même chose que nous avons fait au cours de l'été, il y aura une troisième vague au mois de mars", a-t-il averti. Il a par ailleurs estimé qu’il fallait "optimiser la stratégie tester-tracer-isoler et repenser les questions de l'isolement" pour "mieux faire que ce que nous avons fait jusque maintenant".

Le président du Conseil scientifique a également insisté sur l'impératif de "continuer les mesures de santé publique pour limiter la circulation du virus". "On va se retrouver début janvier, pas avant, autour de 5.000 contaminations par jour" après "cette phase un peu complexe du deuxième confinement et probablement d'un couvre-feu", a-t-il précisé.

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