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Coronavirus : "On revit l'épisode traumatisant de la 1ère vague", alerte un médecin

INVITÉ RTL - Le Pr. Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l’hôpital de Bobigny, décrit la situation alarmante de son hôpital, et les démarches entreprises pour faire face à l'épidémie.

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Le Professeur Frédéric Adnet est l'invité d'Alba Ventura à partir de 7h40. Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Coline Daclin

La troisième vague de l'épidémie de coronavirus continue de progresser en France. Trois nouveaux départements (l'Aube, le Rhône et la Nièvre) devraient d'ailleurs rejoindre les seize départements confinés. 

Mercredi 24 mars à la mi-journée, on comptait 4.634 malades du Covid-19 soignés en services de réanimation. La situation est particulièrement tendue en Île-de-France, où le taux d'incidence s'est envolé à 551 nouveaux cas pour 100.000 habitants.

"Hier, j'étais dans mon service aux urgences et j'ai cru être revenu un an en arrière", confie le Pr. Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l’hôpital Avicenne de Bobigny et directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis. Il décrit un hôpital plein, qui a du mal à absorber le flux de nouveaux malades. "On revit cet épisode traumatisant de la première vague", soutient-il. 

"On est complètement saturés"

"On est complètement saturés, il n'y a plus de place en réanimation", indique le médecin, auteur des Fantassins de la République (Flammarion). Pour l'heure, le Pr. Frédéric Adnet l'assure : "On n'est pas arrivés au point de devoir faire le choix de réanimer ou pas". Mais pour éviter cela, il tente d'anticiper. "On va augmenter nos capacités d'accueil, mais on ne connait ni la cinétique ni l'ampleur de cette nouvelle vague."

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Contrairement à la première vague, "toute la France est impactée, donc on a très peu de renforts de l'extérieur", poursuit-il. Les transferts de patients sont aussi complexes à mettre en œuvre. Alors, le médecin compte sur les déprogrammations, et le fait d'aller "chercher du personnel dans d'autres services", comme en chirurgie par exemple. "On va soigner les patients", promet-il.

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