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Coronavirus : le gouvernement prévoit 2 milliards de budget vaccination pour 2022

Info RTL INFO RTL - Le gouvernement envisage de débourser 2 milliards d'euros pour vacciner contre le coronavirus en 2022.

Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Crédit : Kena Betancur / AFP
Le gouvernement prévoit déjà 2 milliards de budget vaccination pour 2022
03:46
Anaïs Bouissou - édité par William Vuillez

La facture va continuer de grimper pour lutter contre la Covid-19 et vacciner un maximum de personnes. Cette nouvelle enveloppe s’ajoutera aux dépenses de l’année 2021, plusieurs fois revues à la hausse et dont le budget est à présent estimé à 10 milliards d’euros en comptant les vaccins et les dépistages.

Deux milliards d’euros. C’est le montant de la provision qu’envisage déjà le gouvernement pour vacciner contre le coronavirus en 2022. 

Ce budget permettrait a minima l’injection d’une troisième dose pour les plus de 80 ans et les personnes fragiles, ainsi que la prise en charge des retardataires toujours pas vaccinés. Deux milliards d’euros, alors même que la question de la vaccination des enfants de moins de 12 ans n’est officiellement pas tranchée. Il s’agit donc d’une base budgétaire de départ, susceptible d’évoluer en fonction de la situation épidémique et des commandes nécessaires auprès des laboratoires Pfizer, Moderna, AstraZeneca, mais aussi, s’il est disponible, le vaccin Sanofi

Ce budget sera débattu au Parlement à l’automne, en prévision de l’année prochaine. Et si la facture s’allonge encore, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt a déjà assumé "un investissement nécessaire, la vaccination étant le meilleur moyen de sortir de la crise sanitaire et économique". 

Le budget des dépistages devrait se stabiliser

Depuis le début de la crise, les frais de lutte contre la Covid-19 n’ont cessé de prendre des proportions jamais envisagées. D’un premier budget 2021 conçu il y a un an : 1,5 milliards d’euros pour les vaccins et 2 milliards d’euros pour les dépistages, les estimations du gouvernement tournent désormais autour de 10 milliards d’euros. Pour l’année 2021, la facture va continuer de grimper pour la vaccination, mais le budget des dépistages devrait se stabiliser.

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Le 1er juin dernier, le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie prévoyait 4,6 milliards d’euros de dépenses pour la vaccination, en faisant l’hypothèse d’un taux de vaccination de 70% de la population. Or, d’après les derniers chiffres de Santé publique France, au 15 août, 69% de la population avait déjà reçu une première doseLes deuxièmes doses suivront, et avec elles, très certainement l’augmentation des pourcentages. 

Par ailleurs, les troisièmes doses vont commencer à être injectées dès la mi-septembre pour "les plus de 80 ans et les populations les plus vulnérables", d’après le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Cette amélioration de couverture vaccinale a un prix, elle devrait entrainer 200 millions d’euros supplémentaires de dépenses nécessaires. Le budget global de la vaccination s’approcherait ainsi de plus en plus de la barre symbolique des 5 milliards d’euros.

Quid des tests ?

Concernant le budget des tests anti-covid, il est encore plus aléatoire à calculer. La loi de financement de la sécurité sociale prévoyait à l’origine, 2 milliards d'euros de tests de dépistages pour 2021. Au bout de 5 mois, en mai, on était déjà à 3 milliards dépensés et désormais, les chiffres encore révisés prévoient 4,9 milliards de dépenses cette année. En interne, le gouvernement n’envisage pas de nouvelle hausse à l’heure actuelle, et ce malgré une énorme quantité de tests pratiqués depuis l’entrée en vigueur du passe sanitaire

Un document de l’Assurance maladie précise que le pic des dépistages a entrainé ces dernières semaines "une hausse sensible de 40% des dépenses". De son côté, la Drees comptabilise, rien que pour la première semaine d’août, le chiffre record de 4,2 millions de tests PCR et antigéniques validés (au mois de juin, environ 2 millions de tests étaient réalisés par semaine). 

Cela dit, ces dépenses supplémentaires devraient être compensées par deux facteurs de baisse : d’abord, le prix payé par l’Assurance maladie aux professionnels de santé pour chaque test a été renégocié et est réduit. Ensuite, la prise en charge des patients par la sécurité sociale diminue. C’est déjà le cas depuis le 7 juillet dernier pour les touristes étrangers qui doivent payer leur test sur le territoire français, ce sera le cas aussi à grande échelle à partir de la mi-octobre, lorsque les tests dits "de confort" ne seront plus remboursés. 

Tout compris, les hausses devraient donc être compensées par les baisses de dépenses, à moins d’une nouvelle évolution de la situation sanitaire. 

Des délais inchangés

Le nombre des tests a beaucoup augmenté, mais pas les délais des résultats. Il est à noter la performance des laboratoires, qui du 1er mars 2020 au 1er aout 2021, ont réalisé 80 millions des tests PCR sur les 112,6 millions de tests de dépistages enregistrés. Et effectivement, toujours d’après les données de la Drees, malgré une accélération du nombre de tests PCR à effectuer, le délai de rendu lui, est resté stable. C’est certainement l’effet combiné d’une plus grande efficacité et d’un mode de rémunération efficace. 

L’Assurance maladie s’est mise à payer les laboratoires en fonction de la rapidité de leurs résultats, à l’aide d’un bonus-malus. Un résultat rendu en moins de 12h rapportera près de 50 euros. S’ils le rendent 2 jours après, ils ne touchent plus que 20 euros.

Aux tests PCR sont notamment venus s’ajouter les tests antigéniques, encore plus rapides. Il s’agit aujourd’hui des tests qui remportent le plus de succès. Au cours de la première semaine d’août, 6 tests sur 10 étaient des tests antigéniques, pratiqués dans leur immense majorité dans les pharmacies et rémunérés entre 15 et 25 euros. À terme, ce budget des tests supporté par l’État est logiquement censé diminuer au cours de l’année 2022, pour privilégier les dépenses de vaccins.

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