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Coronavirus : l'ibuprofène n'aggraverait pas les risques de forme grave

Selon une étude menée par les autorités de santé britanniques, les médicaments anti-inflammatoires comme l'ibuprofène, n'augmentent pas le risque d'aggravation du Covid-19.

Photo d’une boîte d’Advil prise le 10 juin 2005 à Paris. (Illustration)
Photo d’une boîte d’Advil prise le 10 juin 2005 à Paris. (Illustration)
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

Selon une étude des autorités de santé britanniques publiée ce samedi, prendre des médicaments anti-inflammatoires de la famille de l'ibuprofène n'augmente pas le risque d'avoir une forme grave de Covid-19 ni d'en mourir, contrairement à ce que l'on craignait au début de la pandémie.

L'étude, publiée dans la revue médicale The Lancet Rheumatology conclut que "l'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) n'est pas associée à une augmentation de la mortalité ou de la gravité du Covid-19". Le Pr Ewen Harrison de l'université d'Edimbourg, principal auteur de l'étude explique que "nous avons maintenant une preuve nette que les AINS peuvent être utilisés en toute sécurité chez les patients qui ont le Covid-19".

Les auteurs de l'étude ont examiné les données de 72.000 malades du Covid-19 admis dans 255 centres de soins d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays de Galles entre janvier et août 2020. Parmi eux, 4.211 avaient pris des AINS (essentiellement de l'ibuprofène) avant leur hospitalisation. Selon l'étude, la proportion de décès était similaire chez les patients qui avaient pris des AINS et ceux qui n'en avaient pas pris (30,4% et 31,3%).

Les auteurs de l'étude restent prudents sur les résultats

Les chercheurs restent tout de même prudents et évoquent certaines limites à leurs travaux. Parmi elles, le fait qu'on ne sait pas pendant combien de temps les patients avaient pris des AINS, ni s'ils les prenaient sur le long terme pour des maladies chroniques ou occasionnellement pour des douleurs passagères.

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Au début de la pandémie de Covid-19, des craintes sur les AINS avaient émergé. Cette famille de médicaments était par ailleurs suspectée d'aggraver des infections, notamment bactériennes. Aussitôt, l'OMS avait recommandé aux personnes présentant des symptômes similaires à ceux du Covid-19 de ne pas prendre de l'ibuprofène en automédication, sans prescription médicale. De son côté, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait souligné "il n'y a actuellement aucune preuve scientifique établissant un lien entre l'ibuprofène et l'aggravation du Covid-19".

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