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Coronavirus : pourquoi les transferts de patients sont-ils ralentis ?

FACT CHECKING - Pour désengorger les hôpitaux, Olivier Véran préconise les transferts de patients. Mais des centaines de transferts, notamment en Île-de-France prennent leur temps.

Gare de Lyon à Paris, le 18 décembre 2020 (Illustration).
Gare de Lyon à Paris, le 18 décembre 2020 (Illustration).
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Coronavirus : pourquoi les transferts de patients sont-ils ralentis ?
03:03
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micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Camille Guesdon

L’une des clefs pour soulager les hôpitaux les plus surchargés c’est l’évacuation des malades du Covid vers d’autres régions. Olivier Véran a parlé hier d’une trentaine de patients transférés. Pour en revenir au début de cette histoire, il faut revenir au point presse d’Olivier Véran le 11 mars dernier. 

Le ministre de la Santé à une solution pour désengorger les hôpitaux des régions les plus touchées par le Covid. "Nous préparons des transferts importants de patients des autres régions qui pourraient avoir lieu dès cette fin de semaine. Quand je dis important, je parle de dizaine voire de centaines de patients qui pourraient être évacués de Île-de-France, vers d'autres hôpitaux et d'autres régions du territoire national", a-t-il déclaré.

Des centaines de transferts, notamment en Ile-de-France qui prennent leur temps. En effet, hier, le ministère de la Santé à transmis un premier bilan de ces évacuations à l’AFP et entre le 13 et le 23 mars, nous sommes entre 36 et 38 patients Covid en soins critiques transférés vers une autre région. Le détail est encore plus déroutant. 

En Île-de-France, ce sont 13 patients évacués voire 16 selon l'Agence régionale de Santé : 12 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 9 des Hauts-de-France. Presque tous par voie aérienne. Deux patients sont partis de Mayotte vers la Réunion, deux autres ont quitté les Hauts-de-France pour la Belgique. C’est un bilan provisoire, on nous dit que le rythme va s’accélérer vers les régions de l’Ouest moins impactées. Mais on se souvient du printemps 2020 où les trains et avions aménagés avaient joué pleinement leur rôle en transférant pendant deux mois 600 patients vers des coins de l’hexagone moins brulés par le Covid mais là les problèmes ont vite été identifiés. 

Deux problèmes ralentissent les opérations

Le premier problème, c'est l’état des malades. Peu de patients sont dans un état suffisamment stable pour être transférés. Pour être éligible à une évacuation sanitaire, l’état du malade doit être ni trop préoccupant, pour être transféré sans risque, ni trop rassurant, pour éviter qu'un patient se réveille deux jours à peine après son transfert à l'autre bout de la France. Pour cela on utilise un terme assez étrange pour définir l’état de gravité intermédiaire. 

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Et puis il y a l’accord des familles. Le 17 mars sur RTL, Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP, expliquait qu’il y avait "un taux de refus de familles plus élevé" qu’au printemps 2020. Quand on se penche sur ce sujet, on s’aperçoit que la possibilité de laisser les familles voir leurs proches à l’hôpital touchés par le Covid, ce qui n’était le cas au printemps, influence cette décision. En mars dernier, il y avait très peu de demande de consentement et l’urgence primait.

Un ensemble de facteurs a obligé à annuler des TGV médicalisés

Le 18 mars dernier, un TGV médicalisé devait partir de la gare d’Austerlitz direction Limoges. Finalement il a été annulé car il n'y avait pas assez de patients à son bord : une vingtaine de malades du Covid étaient prévus pour l’évacuation. Cette opération ferroviaire à même un petit nom "Opération Chardon", en hommage aux chardons de Lorraine, une région très impactée au printemps 2020. Il y a eu 10 voyages en tout l’année dernière et chardon 11 ne répond plus.

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