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Coronavirus : 3 inventions pour lutter contre le virus dans les lieux clos

Alors que beaucoup de scientifiques planchent sur l'élaboration de tests et d'un vaccin pour remédier à la Covid, d'autres réfléchissent sous l'angle de l'ingénierie pour rendre les espaces intérieurs plus sûrs.

Coronavirus : la préfecture de Bretagne appelle à la vigilance
Coronavirus : la préfecture de Bretagne appelle à la vigilance Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

On en sait déjà beaucoup sur le Covid et la meilleur moyen de lutter aujourd'hui reste le port du masque et le respect des gestes barrières. Et ce n'est pas un hasard si l’exécutif a décidé de rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos le plus rapidement possible.

Des études ont largement démontré que les espaces fermés étaient favorables à une propagation rapide du virus entre les individus.Si beaucoup de scientifiques planchent actuellement sur l'élaboration de tests ou d'un vaccin, d'autres cherchent à inventer des objets pour limiter la circulation du virus dans l'air.

Sous l'angle de l'ingénierie et des technologies, ces chercheurs réfléchissent à un moyen de capter et éliminer les microgouttelettes qui véhiculent le virus dans l'air et sur les surfaces. Trois prototypes sont en cours d'élaboration.

1. Des filtres à air composés de nickel

Des chercheurs se sont penchés sur les filtres appelés HEPA (à haute efficacité), qui sont utilisés dans les hôpitaux, les avions et les laboratoires. Un ventilateur y permet de faire passer l'air dans des filtres en matière similaire à du feutre, afin de capturer les microbes. Mais ces filtres deviennent donc contaminés et doivent généralement être incinérés.

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Une équipe de recherche de l'université de Houston et au Galveston National Laboratory ont mis un point un nouveau type de filtre, à base d'une mousse ultra-fine composée de nickel, qui en chauffant à 200°C élimine 99,8% du coronavirus présent dans une pièce.

Le fabricant a obtenu le feu vert des autorités américaines pour la mise sur le marché du filtre, installable dans des unités de climatisation existantes ou dans des unités mobiles.
Son efficacité repose sur la rapidité avec laquelle le filtre peut renouveler l'air, puisque les personnes infectées peuvent rester longtemps dans une même pièce.

2. Des lampes spéciales à UV

Les lampes qui opèrent sur une partie du spectre lumineux appelé UVC, la fraction des UV qui ne se transmet que dans l'air, sont utilisées depuis longtemps pour tuer bactéries et virus dans les hôpitaux et les usines alimentaires. Le problème est que cette lumière est nocive et cancérigène pour la peau.

Des chercheurs de Columbia à New York travaillent depuis plusieurs années sur un nouveau type de lampe à UVC "lointains", sur une longueur d'onde spécifique de 222 nanomètres, toujours létale pour les microbes mais cette fois inoffensive pour les humains.

L'équipe a publié la semaine dernière une étude montrant que sa lampe tuait 99,9% des coronavirus saisonniers présents dans des gouttelettes aérosols. Ils étudient en ce moment l'effet sur le coronavirus responsable de la Covid-19. Une entreprise japonaise, Ushio, vend déjà des lampes à UVC lointains aux États-Unis, mais elle n'est pas encore homologués pour des espaces occupés.

3. Des revêtements antiviraux

La contamination est possible via l'air mais aussi les surface, les goutelettes projetées par une personne infectée se fixent à des objets comme une poignée de porte, une rampe ou un clavier. Il existe des revêtements auto-désinfectants depuis une dizaine d'années, surtout dans les hôpitaux.

Des chercheurs de l'université de l'Arizona ont développé un nouveau revêtement, qu'ils estiment capable de réduire la quantité d'un coronavirus cousin du SARS-CoV-2 de 90% en 10 minutes et de 99,9% en deux heures.

Comment est-ce possible ? Le revêtement, à base de polymères d'ammoniums quaternaires, "dénature" ou déforme les protéines du virus, et attaque ses membranes protectrices. Le revêtement se présente sous la forme d'une substance incolore aspergée sur une surface, et l'application doit être renouvelée tous les trois ou quatre mois.

"Cela ne remplacera pas le nettoyage régulier et la désinfection, mais cela couvre entre les nettoyages réguliers", a déclaré Charles Gerba, le microbiologiste qui a mené l'étude.

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