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Autotests, antigéniques, PCR... 6 questions pour comprendre l'efficacité des tests face à Omicron

L'explosion des contaminations et le record du nombre de dépistages à travers le pays sont en grande partie provoqués par le flambée du variant Omicron. Mais les différents types de tests disponibles ne sont pas tous aussi efficaces pour le détecter.

Un test PCR (illustration)
Un test PCR (illustration)
Crédit : Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Autotests, antigéniques, PCR... 6 questions pour comprendre l'efficacité des tests face à Omicron
11:44
Autotests, antigéniques, PCR... 6 questions pour comprendre l'efficacité des tests face à Omicron
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Stéphane Carpentier - édité par Benjamin Hue

Ruée vers les tests de dépistage du Covid-19. Les files d'attente devant les pharmacies et les laboratoires d'analyses s'allongent chaque jour un peu plus du fait de la flambée du variant Omicron à travers le pays. Les Français sont très nombreux à se faire tester dans la perspective du Nouvel an qu'ils souhaitent passer en famille ou entre amis dans de bonnes conditions sanitaires.

Mais entre les autotests, les tests antigéniques et les tests PCR, il est parfois difficile de s'y retrouver entre les différentes techniques de dépistage qui cohabitent sur le marché. 

Invités de RTL, François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes et Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, font le point sur la situation et sur l'efficacité de ces différents dispositifs face aux différents variants.

1. Combien de personnes sont testées positives en France actuellement ?

Mercredi 29 décembre, 208.000 personnes ont été testées positives en France en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie. Un million de personnes sont actuellement positives au Covid-19 sur le territoire. 10% de la population française est officiellement cas contact. Du jamais-vu. 

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"On n'a jamais connu cela même en 2020. On a un pic très important qui double quasiment toutes les semaines. Une grande partie des diagnostics positifs est due au variant Omicron qui représente aujourd'hui 70% des nouveaux cas de Covid-19", explique François Blanchecotte. 

2. Le record de contaminations est-il dû à l'augmentation du nombre de tests ?

La situation pourrait facilement prêter à penser que la hausse des cas de Covid-19 est induite par le nombre record de prélèvements qui sont réalisés chaque jour. "La semaine dernière, 13 millions de personnes sont venues se faire tester. 7 millions avec des tests PCR et antigéniques et 6 millions avec des autotests", détaille François Blanchecotte.

Mais ces chiffres très élevés ne sont pas uniquement liés à cette réalité. "Plus on teste de gens, plus on voit de positifs. Mais globalement, le virus est contaminant. Il touche des familles mais aussi des jeunes", estime le président de la fédération des syndicats biologistes de France.

"On a dépassé la barre des 6,5 millions de tests réalisés par semaine. On a des records qui sont différents chaque jour et qui évoluent. On a jusqu'à près de 800.000 tests qui arrivent chaque jour. Et on est arrivé à avoir 30% de positifs dans certaines régions, dont 70% de Omicron", ajoute-t-il.

3. Les pharmacies peuvent-elles tenir le choc ?

Cette ruée inédite vers les pharmacies est "liée à l'envie de se retrouver malgré le virus et au virus Omicron", abonde Philippe Besset. "Ces deux phénomènes conjugués font qu'il y a une demande extrêmement forte sur les tests actuellement". 

Pour faire face au phénomène, "chaque pharmacie a un système différent. Certaines tentent encore de prendre des rendez-vous mais la demande est tellement forte que la meilleure solution est de prendre au fil de l'eau. Mais ça génère des files d'attente".

Si la ruée sur les tests avait été prévue au niveau logistique, les personnels formés et les locaux commencent à manquer. "Quelques personnels ont pris quelques congés pour les fêtes donc les équipes sont un peu réduites. On est au maximum des capacités", indique le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.

4. Le variant Omicron est-il recherché lors de chaque prélèvement ?

Les laboratoires d'analyses et les pharmacies ont fait évoluer leurs techniques de test pour mieux cibler le variant Omicron qui progresse à travers le pays et prend peu à peu le pas sur Delta. 

"On nous a demandé depuis environ une semaine d'identifier une mutation particulière du variant Omicron sur les tests PCR. Les fabricants ont été prévenus, ont eu le choix entre quatre ou cinq mutations possibles et aujourd'hui, on rend un codage qui permet de détecter le variant Omicron", explique François Blanchecotte. 

En revanche, les pharmacies ont "beaucoup de tests PCR dans lesquels on trouve des patients peu contagieux avec une quantité de virus très faible. Dans ce cas-là, on n'identifie pas le variant. À partir d'un certain seuil, ça n'a pas d'intérêt clinique".

5. Pourquoi un test antigénique négatif être suivi d'un PCR positif ?

Toutes les techniques de dépistage ne sont pas égales face au variant Omicron. De nombreux témoignages font état de tests antigéniques négatifs infirmés par un prélèvement PCR qui s'avère finalement positif. 

"Les faux positifs sont rares. Ce sont des cas d'école. Par contre, la sensibilité des tests PCR est plus grande et détecte des quantités assez faibles de virus ce qui amène à un taux de positivité plus fort que les tests antigéniques qui sont réalisés en pharmacies", explique François Blanchecotte.

"Le test PCR est le test de référence. Le test de contrôle. Le test antigénique, lorsqu'il est positif, il est positif. C'est quand il est négatif qu'il peut y avoir un faux. Il faut donc respecter les gestes barrières et continuer d'être prudents", abonde Philippe Besset.

6. En quoi les autotests sont-ils utiles ?

En revanche, l'efficacité des autotests est plus relative. "L'autotest est encore moins sensible. Il y a la problématique du prélèvement, qui n'est pas effectué par un professionnel de santé. La précision du prélèvement peut aussi être altérée par la température. Il ne faut pas se fier à un résultat négatif. En revanche, s'il est positif, il faut faire un test de contrôle pour savoir si c'est Omicron ou Delta et ensuite déclencher la procédure d'isolement et de contact tracing", souligne François Blanchecotte.

Mais ces prélèvements sont de même utiles pour "détecter un grand nombre personnes qui du coup ne vont pas contaminer leurs proches. L'utilité, c'est de détecter les positifs. C'est un geste citoyen supplémentaire. Mais s'il est négatif, ne vous y fiez pas". "La vague Omicrron nécessite de faire bouger la stratégie de dépistage en France. Mais on attend une parole gouvernementale pour expliquer comment se passe cette nouvelle stratégie incluant l'autotest pour lutter contre Omicron", relève Philippe Besset.

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