1. Accueil
  2. Sport
  3. Football
  4. PSG-Manchester City : face-à-face, palmarès, popularité... Qui est le plus fort ?
4 min de lecture

PSG-Manchester City : face-à-face, palmarès, popularité... Qui est le plus fort ?

ÉCLAIRAGE - Propriétés d'un riche fonds souverain d'un État du Golfe depuis plusieurs années, le PSG et Manchester City sont apposés pour la sixième fois, mardi 28 septembre (21h) en phase de poules de la Ligue des champions.

Kyle Walker avec Manchester City face au PSG de Leandro Paredes le 28 avril 2021 au Parc des Princes
Kyle Walker avec Manchester City face au PSG de Leandro Paredes le 28 avril 2021 au Parc des Princes
Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP
Gregory Fortune & AFP

À défaut de performances abouties, le Paris Saint-Germain espère reproduire ses résultats en championnat avec huit victoires en autant de matches lors de la venue de Manchester City dans le choc du groupe A, mardi 28 septembre (21h) sur sa pelouse du Parc des Princes.

Le PSG n'a pu faire mieux qu'un nul (1-1) pour son entrée en matière sur la pelouse des Belges du Club Bruges, en dépit des débuts communs de Mbappé, Neymar et Messi, alors que les Anglais ont surclassé le RB Leipzig (6-3) à l'Etihad Stadium. Ce choc marque aussi les retrouvailles entre Pochettino et Guardiola quelques mois après la demi-finale remportée par les Citizens.

À cet affrontement sportif se mêle la géopolitique avec l'opposition entre le Qatar et les Émirats arabes unis, deux bailleurs de fonds rivaux aux moyens financiers particulièrement conséquents qui n'ont toujours pas décroché leur Graal commun, une première Ligue des champions. Éléments de comparaison.

Face-à-face : avantage Manchester City

Cinq matches, aucun succès parisien : Manchester City est devenu la bête noire des Parisiens. Leur première confrontation remonte à décembre 2008, lors de la phase de groupes de la Coupe UEFA (ex-Ligue Europa), quasiment la "préhistoire" pour deux formations transformées lors de la dernière décennie. Le PSG de Mateja Kezman, Fabrice Pancrate, Jérôme Rothen ou Ludovic Giuly avait décroché un nul (0-0). 

À lire aussi

Les deux rivaux se sont retrouvés en 2016 pour un quart de finale de Ligue des champions qui a laissé un goût amer au PSG. Après le nul au Parc (2-2) à l'aller, Kevin De Bruyne avait qualifié les Citizens (1-0) lors d'un match retour marqué par le pari tactique perdant de Laurent Blanc, démis de ses fonctions quelques semaines après. 

Reste la demi-finale du printemps dernier. Tombeur du FC Barcelone en 8es puis du Bayern en quarts, les Parisiens de Maurico Pochettino s'étaient cassés les dents à deux reprises : 2-1 à domicile, puis 2-0 à l'extérieur, une élimination qui avait mis en lumière les défaillances collectives du PSG face au système huilé de Pep Guardiola. 

Palmarès : égalité

Depuis qu'ils sont passés sous pavillon d'un État du Golfe (Abu Dhabi pour City depuis 2008, le Qatar pour le PSG depuis 2011), les deux clubs connaissent une inflation de titres inédite dans leur histoire. Le PSG mène 27 trophées à 16, mais la différence est à relativiser au vu de l'écart de niveau entre les championnats anglais et français. 

Juge de paix pour les départager, la Ligue des champions n'a adoubé aucun des deux clubs. Le PSG a laissé passer sa chance en finale de l'édition 2020 (défaite 1-0 contre le Bayern Munich à Lisbonne), Manchester City en mai dernier (1-0 face à Chelsea à Porto). Paris a remporté l'ancienne Coupe des Coupes en 1996, compétition dont City avait été finaliste en 1970.

Popularité : avantage PSG

Avec le recrutement de Lionel Messi cet été, le PSG a pris une dimension supplémentaire dans sa quête pour devenir le club de la nouvelle génération. Sur Instagram, le club parisien, qui joue sur une image "lifestyle", comme en atteste son partenariat avec Jordan Brand, est suivi par plus de 50 millions d'abonnés, soit deux fois plus que City (26,8 millions). 

Sur la question du chiffre d'affaires, en revanche, l'équipe chérie des frères Gallagher n'est pas loin du tout. Son contrat équipementier avec Puma, évalué autour de 76 millions d'euros par an par la presse britannique, se situe dans le top 5 européen... comme le PSG avec Nike. 

Le cabinet Deloitte a évalué que les "Citizens" ont généré plus de revenus que les Parisiens lors de l'exercice 2019-2020 (549 millions d'euros contre 540), mais un an plus tôt, c'est le PSG qui était devant (635 millions d'euros contre 610). Les deux clubs se battent pour la 5e place, derrière le Barça, le Real, Manchester United et le Bayern Munich, qu'ils ambitionnent de dépasser un jour. 

Transferts : égalité

Dans la course à l'armement pour bâtir un effectif capable de remporter la Ligue des champions, les Émiriens à la tête de Manchester City ont été les plus dépensiers. Selon un rapport de la Fifa publié en septembre, qui résume la décennie 2010-2020 vue du marché des transferts sans mentionner de montants précis, le club anglais est celui qui a le plus acheté en Europe. Le PSG arrive 4e. 

En termes de volume, les Mancuniens (130 joueurs recrutés, dont 59% payants) dépassent encore les Parisiens (59, mais 75% payants). Ces chiffres mettent en lumière deux politiques de recrutement différentes. D'un côté, City n'hésite pas à beaucoup acheter pour ensuite envoyer ces joueurs s'aguerrir ailleurs, en prêt. Les "Sky Blues" sont ceux qui ont le plus prêté en Europe sur la décennie, avec 232 joueurs. 

De l'autre, le PSG, moins enclin au "trading", préfère frapper fort avec des transferts faramineux, comme ceux de Neymar (222 millions d'euros) et Kylian Mbappé (180) en 2017. Il a fallu attendre cet été pour que Manchester City dépasse pour la première fois la barre des 100 millions d'euros d'indemnités, pour Jack Grealish (117). Même si leur philosophie diffère, les deux clubs ont connu les mêmes soucis avec le fair-play financier de l'UEFA. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/