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L'affaire du violeur à la mobylette

Jacques Pradel

Entre 1995 et 2000, la forêt de Sénart en région parisienne a été une série d'agressions sexuelles et de viols Le coupable était surnommé "le violeur à la mobylette" ou "le prédateur des bois". Son mode opératoire était toujours le même. Il circulait sur des chemins forestiers interdits aux véhicules. Il repérait des femmes isolées lors de leurs promenades. Il simulait alors une panne de mobylette. Il les agressait ensuite violemment avant de les entraîner dans les sous-bois pour les violer. L'enquête a stagné pendant vingt ans malgré la collecte de prélèvements ADN. L'empreinte génétique du coupable n'apparaissait dans aucun fichier policier. La résolution est venue grâce à la technique de "l'ADN en parentèle". Cette méthode permet d'identifier un criminel en trouvant d'abord un membre de sa famille dans une base génétique. Les enquêteurs remontent ensuite jusqu'au suspect. L'homme, âgé de 40 ans, a été placé en garde à vue. Il n'a pas contesté les faits mais prétend ne pas s'en souvenir en raison de sa consommation de drogue.
Ce dossier criminel met en lumière les progrès considérables de la police scientifique. Elle soulève néanmoins d'importantes questions éthiques sur l'utilisation des données génétiques dans les enquêtes criminelles.