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Sexe : 6 raisons d'assumer ses fantasmes sans se sentir coupable

Faire l'amour avec un inconnu, dans un lieu insolite, devant une caméra... Il n'est pas toujours facile d'assumer ses fantasmes. Il existe pourtant de bonnes raisons de ne pas les refouler.

Les Français sont des adeptes des accessoires coquins pour pimenter leur vie sexuelle (Illustration).
Les Français sont des adeptes des accessoires coquins pour pimenter leur vie sexuelle (Illustration). Crédit : ©George Allen Penton /shutterstock.com
Arièle Bonte
Arièle Bonte
et La rédaction numérique de RTL

Qu'il s'agisse de le faire avec un inconnu ou plusieurs partenaires, de jouer à des jeux de rôle ou de s'ébattre dans un endroit insolite, les fantasmes font partie intégrante de notre vie sexuelle. Mais certains rêves érotiques semblent plus acceptables que d'autres aux yeux de la société. Certains nous font peur, d'autres inspirent la honte ou sont carrément inavouables tant ils engagent notre conception de la morale et des convenances.

Il n'est pas toujours facile d'assumer ses fantasmes, voire même d'en parler, sans se sentir coupable. A fortiori lorsqu'on est une femme. Il y a d'abord la peur du jugement. La crainte d'être cataloguée comme une "chaudasse" et d'être moquée pour ses attirances sexuelles. 

Les fantasmes ne sont pourtant que la simple expression de nos désirs. Les vivre revient à s'interroger sur son histoire personnelle, son rapport au monde et sa propre part d'ombre. Dans le septième épisode du podcast Les Françaises au lit, Céline, Danielle et Alicia nous ont raconté comment elles les ont regardés en face pour les embrasser, flirter avec la transgression sans tomber dans la perversion. 

Voici six bonnes raisons de reconsidérer vos fantasmes sans vous préoccuper du qu'en dira-t-on.

1. Presque tout le monde a des fantasmes

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Ce n'est pas vraiment une nouvelle mais mieux vaut l'avoir en tête : presque tout le monde fantasme. Il y a celles et ceux qui rêvent de faire l'amour en public, avec une personne du même sexe, dans un lieu particulier, en enfilant le costume d'une infirmière... et les autres qui fantasment sur des situations que la morale qualifierait de "transgressive" comme des situations de soumission par exemple.

Les gens ont tendance à séparer ces deux sortes de fantasmes mais Arnaud de Saint-Simon, directeur de Psychologies Magazine assurait en septembre 2017 au micro de On est fait pour s'entendre sur RTL, que les rêveries transgressives n'étaient pas plus rares que les autres.

"Ces fantasmes de sexualité brutale, comme le viol, sont aussi courants même s’ils sont dérangeants et difficiles à partager parce qu’on ne les comprend pas soi-même, qu’il renvoient à des peurs inconscientes, personnelles, liées à notre histoire, nos interdits dans la société… ils sont cependant aussi courants que les rêveries érotiques".

2. "Est-ce normal ?" n'est pas une bonne question

"Le fantasme est une composante de ce que nous sommes", assure le psychanalyste et sexothérapeute Alain Héril dans une autre émission de On est fait pour s'entendre.

En d'autres termes : l'anormalité, en sexualité comme ailleurs, n'existe pas vraiment. "Je rêve de faire l'amour avec une autre personne que mon partenaire actuel, est-ce normal ?", entendent régulièrement les sexologues au sein de leur cabinet.

La normalité est relative, chaque situation est différente. Rêver d'avoir des rapports avec une autre personne ne veut pas dire que l'on n'aime plus son compagne ou sa compagne actuelle. L'esprit humain est complexe, l'inconscient (d'où viennent certains fantasmes) d'autant plus et croire à son anormalité ne peut que renforcer le sentiment de honte ainsi que la culpabilité. 

3. Nos fantasmes disent beaucoup de nous

Les fantasmes "racontent un désir inconscient, qui a été déguisé et qu’il convient de décrypter", estime dans On est fait pour s'entendre la psychanalyste Sophie Cadalen. Rêver de soumission ou de viol par exemple peut être très perturbant pour certaines personnes. "Certaines sont dans l'idée que si elles ont ces images à l'intérieur d'elles, c'est qu'elles sont ces images et qu'elles doivent les réaliser", explique Alain Héril, créant ainsi une "panique à l'intérieur de soi"... mais qui n'a pas lieu d'exister. 

Le psychanalyste invite ces personnes à accepter cet univers sombre ou transgressif et à comprendre qu'il ne dit qu'une partie de soi, mais absolument pas tout. "Il faut accepter qu’il y ait des zones de nous mêmes sur lesquelles on n’a pas de prise et de contrôle", ajoute-t-il. "Qu’est-ce que raconte la soumission dans l’histoire d'une personne, ? Cela peut être en lien avec un trauma mais il peut y avoir d’autres choses. Plus on met de la lumière sur nos zones d’ombres, plus on a une meilleure connaissance de soi."

4. Un fantasme n'est pas forcément fait pour être assouvi

Prendre conscience d'un de ses fantasmes et se le dire à soi-même est déjà une étape en soi, suffisamment puissante pour qu'il n'y ait pas besoin d'aller au-delà. Danielle, 75 ans, imagine parfois des caresses de femmes mais sait qu'elle serait "bien incapable" d'en embrasser pour de vraie et il n'y a aucun problème à cela. Vos fantasmes vous appartiennent et ils n'ont pas toujours vocation à se réaliser. Voici de quoi vous rassurer. 

5. Les fantasmes peuvent renverser les stéréotypes

Tous les fantasmes ne sont pas fait pour être réalisés ou même simplement partagés mais quand on décide de se lancer, il peut y avoir de bonnes surprises, notamment concernant les stéréotypes de genre.

Alicia en a fait l'expérience et le raconte dans le podcast Les Françaises au lit. Avec son partenaire, elle confie comment elle a exploré, avec "plaisir", la domination grâce à des pratiques qu'elle n'avait pas l'habitude d'entreprendre par le passé comme l'anulingus ou la pénétration anale sur son partenaire. Briser le cercle de la honte, c'est alors parfois s'ouvrir à de nouvelles pratiques qui procurent du plaisir. 

6. Cultivez votre jardin secret

Fantasmer revient parfois à rêver, s'évader, laisser son esprit s'imaginer des aventures qui n'existent que pour soi-même et qui n'ont pas toujours vocation à être partagées à un-e partenaire ou à des proches par exemple. 

Chaque être humain a le droit de cultiver son jardin sacret et les rêveries érotiques tiennent une place idéale dans ces champs de verdure qui poussent dans le mental, l'imaginaire et l'inconscient. La honte, les ronces et mauvaises herbes n'y ont alors pas vraiment leur place.

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