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Indochine électrise l’AccorHotels Arena avec un show surpuissant et se paie Trump

NOUS Y ÉTIONS - Après une tournée marathon, le groupe de Nicola Sirkis a fait son retour dans la salle parisienne le 14 novembre. Indochine a alterné les tubes, les nouveaux titres de son album "13", mais aussi réservé quelques surprises.

La soucoupe du 13 Tour d'Indochine est toujours aussi impressionnante Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
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La soucoupe du 13 Tour d'Indochine est toujours aussi impressionnante Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
La soucoupe d'Indochine rouge sang Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Indochine a renouvelé son tour de chant sur la 2ème vague, ici le groupe interprète "Ceremonia" Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
La marée humaine au concert d'Indochine à l'AccorHotels Arena le 14 novembre 2018 Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis arbore toujours sa fameuse chevelure blonde peroxydée Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis au milieu d'une pluie de paillettes Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis pendant "2033" à l'AccorHotels Arena le 14 novembre 2018 Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis harangue les "Indo Fans" Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Indochine électrise le public de l'AccorHotels Arena le 14 novembre 2018 Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Le public d'Indochine connaît désormais par coeur les titres de "13" Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis sur l'avancée de scène qui fend la fosse de l'AccorHotels Arena Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Nicola Sirkis, inimitable bête de scène, le 14 novembre 2018 à l'AccorHotels Arena Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
Indochine à l'AccorHotels Arena en novembre 2018 Crédits : Maxime Villalonga pour RTL.fr | Date : 15/11/2018
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Sylvain Zimmermann
Journaliste RTL

Elle est toujours aussi impressionnante, démesurée, belle. Après avoir sillonné la France entière depuis le mois de février, l'incroyable soucoupe volante de la galaxie Indo se pose une nouvelle fois à l’AccorHotels Arena de Paris pour trois dates les 14, 16 et 17 novembre (le second concert sera diffusé en direct à 21 heures sur TMC). Il faut dire que le public n’est toujours pas rassasié. Il revient encore et encore. 600.000 billets ont déjà été vendus sur le 13 Tour. Un raz-de-marée.

Une heure avant le concert, c’est archi-comble. On sent l’électricité dans l’air. Tous les regards sont braqués vers l’étrange ovni qui fait office d’écran géant, hypnotisés, comme dans Rencontres du troisième type. À 20h45 pétantes, le vaisseau s’allume et les "Indo fans" se retrouvent la tête dans les étoiles. Décollage. Le groupe se faufile dans la pénombre, puis dégaine Black Sky, le titre d’ouverture du 13e album, très réussi et taillé pour le live. "Le ciel est tout noir. Et je m’envole. Tout seul dans les étoiles…" Le ton est donné.

Nicola Sirkis, gilet bleu et pantalon noir, arbore toujours sa coiffure blonde peroxydée qui avait fait tant parler d'elle lors du premier show le 10 février dernier à Épernay. Les spectateurs n’y prêtent même plus attention. La salle se pare maintenant d'une couleur rouge et des néons façon Stranger Things illuminent l’avancée de scène. "Ce soir, je ne donne pas mon âme au diable / Ce soir, viendra un marchand de sable", chante le leader d’Indochine. Ceremonia, titre très sombre et rock d’Alice & June, est l'une des nouveautés bienvenues de la setlist de la 2ème vague (le nom donné à la seconde partie de la tournée). 

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Nicola Sirkis joue avec son public

Les lourdes basses de 2033, titre très pop de 13 soulèvent le public. "Bercy, ça va ?" demande Sirkis avant qu’une pluie de paillettes n'envahisse la salle. On l'avait déjà constaté en février, le show est spectaculaire et très abouti visuellement. Sur Henry Darger, 13 jeunes filles portant un uniforme unique (rouge, jaune, violet), nous observent, le regard grave. 

On doit cette superbe création inspirée par le pionnier de l'art brut (Henry Darger) au génial photographe Erwin Olaf. Le Néerlandais a signé la pochette très stylée de l’album 13. Pendant Station 13, ce sont les portraits de Lou Reed et David Bowie (en Halloween Jack) qui défilent à l’écran. Des artistes adorés par Sirkis. Les paroles leur font directement écho : "Je me raccroche à qui ? Tous mes héros sont morts". 

Alice & June et À l'assaut (Des ombres sur l’O) suivent et ne ralentissent pas le tempo. Puis, le frontman d’Indochine s’adresse à la salle : "On va passer trois nuits incroyables. On se retrouve après quelques mois. Merci à ceux qui nous suivent depuis 2 ans, 5 ans, 10 ans, 30 ans !" En regardant autour de nous, on constate en effet à quel point leur public traverse les époques. Tous les âges sont représentés. Le plus impressionnant, c'est de voir que les spectateurs connaissent quasiment tous les morceaux, même les plus récents.

Le premier single de 13, La Vie est belle, est désormais accueilli comme un classique. Sirkis a à peine besoin de chanter. Mais la balade n’a tout de même pas la puissance nostalgique de Tes Yeux Noirs. Bercy chavire. "Allez viens là", débute le leader d'Indochine, avant de disparaître dans la fosse. Il s’aventure loin dans le public. Très loin. On n'entend plus que sa voix. Et le revoilà quelques minutes plus tard au milieu des gradins.

Un show plus politique qu'au début de la tournée

Deux mains transpercent ensuite un épais brouillard sur les écrans géants. C'est l'heure de Gloria, formidable duo avec Asia Argento. Sirkis s’allonge sur le dos, tend le bras vers la soucoupe qui le surplombe et projette l’image de la star comme prise au piège. À la fin, il lâche : "Alors Asia, le combat n’est pas perdu ?" Une référence sans doute au combat de l’actrice italienne contre le harcèlement sexuel depuis ses accusations de viol contre Harvey Weinstein.

Le show est beaucoup plus engagé et politique qu’au début de la tournée. Avant de débuter Kimono dans l’ambulance (illustré par un clip glaçant), Nicola Sirkis rend hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre à Paris ("Nous ne les oublierons jamais"), ainsi qu’à celles de Bruxelles et de Londres. Puis, quelques minutes plus tard, il demande aux personnes présentes (15.000 peut-être) de faire un gros doigt d’honneur à Donald Trump lorsque celui-ci apparaît à l’écran.

L’occasion de jouer un titre de circonstance, Trump le monde, entre reggae et rock. Derrière, ça enchaîne : Little Dolls, Song For a Dream, Un été français, et le medley Club 13, toujours aussi survolté avec Canary Bay et Kill Nico.

Face au harcèlement sexuel et moral, merci de votre résistance"

Nicola Sirkis
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Le public n’aura pas le temps de retrouver ses esprits et surtout sa voix avec le premier rappel. J’ai demandé à la lune débute et le temps s’arrête. L’AccorHotels Arena entier entonne les paroles, les portables sont allumés. Un grand moment de douceur. "On a préparé aussi quelques vieilleries", prévient alors Sirkis. Et voilà La Chevauchée des champs de blé, une pépite extraite de l’album 7.000 danses paru en 1988. Belle surprise.

Un autre titre ancien, mais bien plus connu, refait son apparition dans cette 2ème vague, et quel titre : 3ème sexe. Le texte n’a rien perdu de sa pertinence, ni de sa force à l’heure où les actes et les agressions homophobes se multiplient. "Et on se prend la main / Des garçons au féminin / Des filles au masculin..." Après cette hymne à la tolérance, Indochine poursuit avec une version surpuissante de College Boy, autre morceau engagé. Sirkis déclare en intro : "Face au harcèlement sexuel et moral, merci de votre résistance".

En guise de feu d’artifice : Trois nuits par semaine, L’Aventurier (toujours imparable) et Cartagène (à la place de Karma Girls) transforment définitivement la salle en karaoké géant et offrent un ultime bain de foule à Sirkis. "Espérons qu’on va tenir jusqu’à samedi", avoue ce dernier, épuisé à l’issue des 2h30 d’un show monstre. Les fans, eux, sont déjà prêts à embarquer de nouveau dans le vaisseau Indo... vers l'infini et l'au-delà.

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2018-11-15 05:16:00
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