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Mort d'Elizabeth II : quels destins pour William et Harry sous le règne de Charles III ?

Les deux fils du nouveau roi vont devoir prendre de nouvelles fonctions. Quels seront leurs missions pour l'avenir ?

Les princes William et Harry
Les princes William et Harry
Crédit : Odd ANDERSEN / POOL / AFP
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

C'est un nouvel ordre qui s'apprête à débuter pour la famille royale britannique. Avec la fin du règne historique d'Elizabeth II, le nouveau roi du Royaume-Uni, Charles III, va devoir imprimer sa marque. Après les funérailles de sa mère, le roi va devoir faire de son mieux pour continuer à honorer la mémoire de sa mère, préparer un couronnement mémorable, éviter les gaffes pour maintenir une bonne cote de popularité et, surtout, commencer à imprimer sa marque

Il faut dire que Charles III dispose de peu de temps pour entrer dans l'histoire. Le roi de 73 ans va devoir faire vite pour diffuser ses messages d'union (pour sauver ce qu'il reste du Commonwealth), de tradition (pour freiner les pulsions républicaines) et d'écologie (un engagement ancien et profond)

L'autre grand bouleversement qu'emporte la mort d'Elizabeth II, c'est la mise en avant d'une nouvelle génération. Avec la mort de la matriarche, les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants du clan Windsor vont prendre un peu plus de lumière. Sauf s'ils ont choisi l'ombre ou ont été exilés... Les deux personnages principaux de la famille demeurent les deux fils de Charles III : les princes William et Harry, des stars médiatiques éternelles, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur de la famille royale. 

L'avenir tout tracé de William

Pour le prince William, désormais premier dans l'ordre de succession de la famille royale, la voie est toute tracée. Il va devoir marcher dans les pas de son père et, lui aussi, redouter la mort du roi. Dans sa première allocution télévisée, le roi Charles III a défini certaines règles. D'abord, il a promis de servir les Britanniques toute sa vie, reprenant l'engagement de sa défunte mère Elizabeth II à son 21 anniversaire. "Je renouvelle devant vous cet engagement de service tout au long de la vie", a déclaré Charles qualifiant Elizabeth II d'"inspiration et d'exemple" pour lui et sa famille. L'idée d'une abdication en faveur de son fils aîné de 40 ans est donc fermement écartée.

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Comme le veut la tradition, le prince héritier est le "prince de Galles". C'est d'ailleurs ainsi que l'ancien "prince Charles" était communément surnommé. Maintenant qu'il est roi, Charles III a confié ce titre très important à son hériter, le prince William. L'épouse de l'héritier reçoit aussi le titre très important de princesse de Galles. La dernière à porter ce titre était Diana Spencer. C'est désormais Kate Middleton, qui a aussi à l'annulaire la bague de fiançailles de Diana, qui va reprendre ce titre.

Charles III a aussi expliqué qu'il n'allait plus pouvoir se charger de certaines oeuvres de charité et missions dont il avait la charge comme prince. Il est probable que certaines de ces attributions passeront à ses enfants et petits-enfants. En parlant de ces derniers, William et Kate ont, surtout, une mission supérieure : celle d'éduquer les héritiers de la couronne que son George, Charlotte et Louis. Le premier a 9 ans aujourd'hui et il va falloir négocier habilement l'adolescence de cette petite tribu

Le joker américain Harry

Pour le prince Harry, les choses sont plus compliquées. Mais les possibilités sont aussi plus nombreuses. Lors de la même allocution, Charles III a tenu à rappeler que Harry, Meghan et leurs enfants n'étaient pas du tout des pestiférés. Le père de famille a tenu à souligner son "amour" pour son fils Harry et son épouse, dont la rupture avec la monarchie pour s'installer en Californie a ébranlé la famille royale. "Je veux aussi exprimer mon amour pour Harry et Meghan alors qu'ils continuent de construire leur vie à l'étranger", a déclaré le souverain.

S'il est peu probable que Harry et sa famille reviennent rapidement tenir des rôles officiels - après tout, la reine Elizabeth II n'était pas à l'origine de ce "Megxit"- la petite famille pourrait bien servir les intérêts de la couronne à l'étranger et devenir un outil efficace de "soft power".

En entretenant des relations étroites avec la classe politique, culturelle et militante californienne, Harry et Meghan sont de formidables ambassadeurs des valeurs de la monarchie britannique. Une monarchie plus lumineuse, plus moderne, décidée à se défendre contre les attaques des médias si nécessaire. Cette image, radicalement différente sans être révolutionnaire, a un impact manifeste sur l'image de la famille royale dans son ensemble. Qu'ils le veuillent ou non. La façon d'accepter ou non la liberté de Harry peut faire gagner ou perdre des points au roi. Respecter ou non une certaine retenue, vis-à-vis de sa famille, peut aussi faire gagner ou perdre des points aux Sussex. 

Le prince Harry prépare la sortie de ses mémoires qui pourraient de nouveau tendre les relations entre les deux couples, après une interview choc par la présentatrice américaine vedette Oprah Winfrey l'an dernier, où Harry et Meghan avaient accusé un membre non identifié de la famille royale de racisme à leur égard, par exemple. Meghan, elle, continue à s'occuper de son podcast Archetypes et le couple gère sa fondation en multipliant les partenariats... Une influence innovante dont pourrait bénéficier le règne de Charles III.  

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