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"Présidents" : "Je n'ai jamais voulu imiter Nicolas Sarkozy", explique Jean Dujardin sur RTL

INVITÉS RTL - Dans "Présidents", nouveau film d'Anne Fontaine, dont la sortie est prévue le 30 juin prochain, Jean Dujardin et Grégory Gadebois incarnent Nicolas et François, deux anciens chefs d'État sur le retour.

Doria Tillier et Jean Dujardin dans "Présidents"
Doria Tillier et Jean Dujardin dans "Présidents"
Crédit : Universal Pictures France
Jean Dujardin et Grégory Gadebois sont les invités de Stéphane Boudsocq et d'Yves Calvi. Dans "Présidents", le nouveau film d'Anne Fontaine, les deux acteurs interprètent deux anciens Chefs de l'État.
25:02
Stéphane Boudsocq

Présidents, c'est le titre du nouveau film d'Anne Fontaine, dont la sortie est prévue le 30 juin prochain et dans lequel Jean Dujardin et Grégory Gadebois incarnent Nicolas et François, deux anciens chefs d'État sur le retour. Ils avaient déjà joué ensemble dans J'accuse de Roman Polanski. Sur le papier, on se dit qu'ils sont des acteurs et des hommes très différents et pourtant, on les sent complices.

"C'est ce qu'on s'est dit d'entrée de jeu avec Anne Fontaine, on va plus parler d'évocation que d'imitation. Moi je parle même de détournement, car je prends une figure au même titre que sur OSS je prends Sean Connery, et bien là je prends une figure assez charismatique et il l'est quand même Nicolas Sarkozy, on ne peut pas lui enlever", démarre Jean Dujardin avant de poursuivre : "Et je le prends et je le détourne. Après je me sers chez lui et puis ensuite je m'amuse puisqu'on tombe ensuite dans une histoire assez invraisemblable, mais quand même crédible".

"C'est un personnage inspiré d'un ancien président qu'on connaît (celui que joue Grégory Gadebois, ndlr), mais ce n'est pas une biographie, ce n'est pas un biopic", ajoute Grégory Gadebois. "Le fait d'être en Corrèze, en terrain neutre plus ou moins, ça aide aussi à la comédie", résume Jean Dujardin. 

Une histoire de retour et de reconquête

Dans Présidents, d'un côté, on a Nicolas qui s'ennuie dans son immense appartement, découvrant par exemple la joie simple de passer l'aspirateur. On voit que c'est quand même assez jubilatoire. Pendant que son épouse, chanteuse lyrique, dans l'histoire formidable Doria Tillier, mène une carrière. De l'autre François, retiré au fin fond de sa Corrèze, produit du miel. Il contemple le champ et vaches auprès de sa compagne vétérinaire épatante Pascale Arbillot. Mais, quand la possibilité d'une victoire de l'extrême droite se précise. Nicolas prend sur lui, rend visite à son meilleur ennemi, François, et tente de le convaincre d'oublier le passé pour sauver la France. 

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François et Nicolas vont donc former un improbable ticket commun pour la présidentielle, tentant de raviver une flamme politique qui ne s'est jamais vraiment éteinte au fond d'eux. Mais les Français ont-ils envie de revoir ses ex-Présidents et leurs femmes ? Et pourquoi se contenteraient-elles toujours et encore de faire de la figuration ? Présidents est une fantaisie qui flirte parfois avec le burlesque, un film sur l'air du temps et nous savons qu'ils sont plutôt troublés. Une histoire de retour et de reconquête. 

Dujardin-Gadebois, un tandem au sommet

Grégory Gadebois (François Hollande) et Jean Dujardin (Nicolas Sarkozy)
Grégory Gadebois (François Hollande) et Jean Dujardin (Nicolas Sarkozy)
Crédit : Christophe Brachet

Ce qui fascine Jean Dujardin chez les politiques, "c'est le cuir qu'ils ont, les coups qu'ils arrivent à prendre et à encaisser. Et cette capacité à rebondir, ça me surprend toujours". "Je suis moins passionné par ça, je le vois par hasard aux infos, mais je n'y connais rien", explique de son côté Grégory Gadebois. Ce qui est troublant, c'est les deux acteurs ont épousé certains gestes physiques, parfois des accents de leurs modèles. Pour Grégory Gadebois : "Il fallait me tenir très droit, car il a une certaine élégance monsieur Hollande". 

Quant à Jean Dujardin : "J'ai regardé, je pense 2-3 émissions, mais j'ai le sentiment que je l'avais plus ou moins déjà. Je l'avais déjà archivé. Il est assez marrant à faire ce personnage. Il y a effectivement ce mouvement d'épaule, ce regard par en dessous, cette voix politique très forte qui l'appuie et cette petite voix pour se faire aimer. Et puis ensuite, on module parce qu'effectivement, il n'est pas question de tomber dans l'imitation. Ça serait très, très gênant. Je n'ai jamais voulu imiter ou être imitateur de Nicolas Sarkozy". 

Cependant, Présidents n'est pas un film politique, ni militant. "Ce n'est pas comme ça que j'ai voulu le voir, Anne (Fontaine, la réalisatrice) non plus. Elle ne serait pas tombée là-dedans. Évidemment, l'extrême droite c'est l'antagoniste. Il en faut un. Il faut qu'il soit fort, mais, on plâtre ça tout de suite et ensuite on part en Corrèze. J'ai plus envie de dire que c'est pour moi, c'est un laboratoire. On met un cochon d'Inde et une petite souris, on les met ensemble et on regarde ce qui se passe", raconte Jean Dujardin. 

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