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Mort de Jean-Paul Belmondo, l'enfant gâté du 7e art à la carrière légendaire

PORTRAIT - Jean-Paul Belmondo, dont la carrière a démarré dans les années 50, aura marqué des générations de fans au cinéma, à la télévision et au théâtre.

Jean-Paul Belmondo au Festival de Cannes en 1974
Jean-Paul Belmondo au Festival de Cannes en 1974
Crédit : AFP
Stéphane Boudsocq

La disparition de Jean-Paul Belmondo va nous toucher comme celle d’un membre de notre famille. Depuis plus de 60 ans, cet homme-là, a, tour à tour été le fils, le frère, le mari et le grand-père que des générations de Français auraient voulu avoir. Son sourire, sa voix, son regard ont fait partie de nos vies, ont rythmé nos sorties au cinéma ou nos soirées télé.

Nous avons partagé ses triomphes sur grand écran, ses amours sur papier glacé et ses pépins de santé. On l’appelait "Bébel", comme on appelle un ami, quelqu’un de proche, même quand on ne le connaissait pas vraiment. Ce lien si particulier s’est noué à la fin des années 50 quand a déboulé ce garçon au physique de boxeur, gouailleur et joyeux.

Lui, à qui un prof du Conservatoire ne prédisait aucun avenir de comédien et surtout pas celui d’un séducteur aura non seulement joué avec les plus grands mais aussi tenu dans ses bras à la ville comme à la scène les plus belles femmes du monde. Jean-Paul Belmondo, c’est une vie au cinéma et des vies de cinéma, carrière caméléon pour un personnage haut en couleur. 

Un grand écart de carrière assumé

Godard, Melville, Becker, De Broca, Verneuil, Deray, Molinaro, Truffaut, Lelouch, Rappeneau, Chabrol, Resnais, Labro, Zidi, Oury, Lautner, Arcady, Leconte ou Klapisch, allez trouver un itinéraire plus varié que celui de cet enfant gâté du 7e art. 

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Un grand écart permanent et assumé pour celui qui aimait tant les cascades, ne reculant jamais devant une virée en hélicoptère, même tenu au bout d’une échelle en caleçon comme dans Le guignolo. Belmondo a surfé sur la Nouvelle Vague avec À bout de souffle, joué au flic et au voyou, incarné Stavisky. Il a été solitaire, misérable, marginal, morfalou, animal, magnifique et puisque L’aventure c’est l’aventure, nous avons suivi ses tribulations en Chine, sur les rives du Mississippi et même jusqu’à Rio.

Modeste, discret, cultivant l’amour de son clan avant celui des soirées mondaines, il avait refusé le César du meilleur acteur en 1989, acceptant un simple hommage en 2017. Le comédien avait dit adieu au fil des années à ses plus fidèles amis, ceux de la promo 1952 du Conservatoire : Jean Rochefort, Bruno Cremer ou encore Jean-Pierre Marrielle. "Quel coup dur ! Je suis effondré ! On a beau s'y attendre, une nouvelle pareille est dure à encaisser ! Jean-Pierre, c'était plus qu'un ami. J'étais son ombre, il était la mienne", confiait-il en avril 2019, après la disparition de Jean-Pierre Marielle.

Une vie hallucinante

Ces dernières années, on le voyait moins dans les tribunes de Roland Garros, mais il, manquait rarement ses déjeuners quasi quotidiens avec Charles Gérard, son presque frère parti en septembre 2019. 

Fils d’un sculpteur et d’une artiste peintre, cancre turbulent et assumé, passionné de foot et de boxe, Jean-Paul Belmondo aura connu une vie et une carrière hallucinante, jouant au dilettante pour s’imposer comme un incontournable du cinéma français. "À 10 ans" disait-il, "Je me mettais dans la peau de Gary Cooper et Humphrey Bogart : n’est-ce pas cela être acteur ? Jouer à… et y croire tellement que les autres y croit aussi ?"

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