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Pourquoi il y aura bientôt moins de contrôles de police signalés sur Waze ou Coyote

Un décret paru mardi 20 avril au Journal officiel donne la possibilité à l’État d’interdire le signalement des contrôles de police sur les applications de guidage.

Des contrôles de police pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Des contrôles de police pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Vous verrez sans doute moins de contrôles de police sur Waze ou Coyote à l'avenir. Deux ans après l’adoption de la loi mobilités, le blocage temporaire des signalement de certains contrôles de police va entrer en application en France. Un décret paru mardi 20 avril au Journal officiel autorise les autorités à suspendre le signalement des contrôles policiers dans les applications d’aide à la conduite à partir du 1er novembre.

Tous les contrôles ne sont pas concernés. Cette mesure est limitée aux contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, dont les signalements pourront être suspendus pendant 2h au maximum, mais aussi aux barrages routiers visant à intercepter des personnes recherchées pour enlèvement ou des faits de terrorisme, avec cette fois une suspension maximale des signalements durant 12 heures. Les contrôles de vitesse ne sont pas concernés par ce texte.

Concrètement, sur proposition de la police ou de la gendarmerie, le préfet devra communiquer aux services concernés l’heure et le lieu des contrôles dans un rayon de dix kilomètres, une limite ramenée à deux kilomètres en ville. 

Réclamées de longue date par les services de police, ces restrictions n’ont pas été accueillies très favorablement par les conducteurs. La Ligue de défense des conducteurs a indiqué à l'AFP craindre "l'étape d'après": "L'interdiction, à terme, du signalement des contrôles routiers". "Les automobilistes et les motards sont plus souvent qu'à leur tour la cible de lois et décrets visant à étoffer un arsenal répressif déjà surdéveloppé", a souligné une responsable de l'association.

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De leur côté, les entreprises concernées estiment faire déjà des efforts. Coyote a rappelé qu’il avait par exemple déjà désactivé les signalements dans la foulée des attentats de novembre 2015.

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