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L'Agence nationale de sécurité sanitaire a publié une enquête sur les risques que présente la cigarette électronique pour la santé. (Illustration)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
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À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, mercredi 4 février, la cigarette électronique, souvent présentée comme une alternative au tabac, est au centre de l’attention.
Utilisée quotidiennement par plus de trois millions de Français, elle fait l'objet d’une vaste enquête publiée ce mercredi par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (l'Anses), afin d'évaluer les risques qu'elle présente pour la santé.
Certains consommateurs sont particulièrement accros. "Je fumais plus d'un paquet par jour, donc c'est un peu compliqué d'arrêter, confie Michel à RTL. J'avoue que c'est un vice parce qu'au final on peut fumer partout, même à la maison. Il faudrait que j'arrête un jour, peut-être."
Frédéric lui non plus n'arrive pas à lâcher sa cigarette électronique depuis presque 5 ans. "J'ai baissé en nicotine, mais j'ai du mal à m'en séparer aujourd'hui, explique-t-il. J'arrive pas à arrêter. Je sais qu'il y a un risque, c'est pas naturel, c'est une réaction chimique."
"L'idée de base c'était d'assurer une forme de transition mais qui, pour le coup, perdure un peu", lance Jean-Claude au micro de RTL.
Dans cette étude, l'Anses évoque un risque probable sur le plan cardiovasculaire. En cause : la nicotine, présente dans les e-liquides, qui pourrait entraîner une augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque.
L'agence sanitaire précise toutefois qu'aucun lien n'est établi à ce stade entre ces perturbations du cœur et des artères et la survenue d'AVC ou de maladies chroniques comme l’hypertension.
L'Anses alerte également sur un risque possible pour le système respiratoire. La cigarette électronique pourrait irriter les bronches et accroître le risque de développer une BPCO, une maladie respiratoire chronique.
En revanche, l'agence indique qu'aucun lien n'a été mis en évidence entre le vapotage et l'asthme. Concernant le cancer, le message se veut rassurant. Rien ne permet aujourd'hui de conclure que la cigarette électronique est cancérogène, selon l'Anses.
Si l'agence évoque à plusieurs reprises des "risques possibles", c'est avant tout en raison du manque de données sur les effets à long terme. Le vapotage ne s'est développé qu’à partir des années 2010, ce qui limite le recul scientifique.
Autre difficulté : 98% des vapoteurs sont d’anciens fumeurs, rendant complexe l’analyse des effets propres à la cigarette électronique. Lorsqu'une maladie pulmonaire apparaît plusieurs années après l'arrêt du tabac, il est difficile de déterminer si elle est liée au tabagisme passé ou au vapotage.
En conclusion, l'Anses estime que des risques potentiels existent et rappelle que la cigarette électronique doit être utilisée uniquement comme un outil de sevrage tabagique, le tabac restant nettement plus nocif pour la santé, et sur la durée la plus courte possible.
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