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Déjà présent dans 83 départements, le moustique tigre se répand plus tôt que prévu

Le moustique tigre est déjà en avance cette année. Présent dans 83 départements, il ne laisse plus que 13 territoires épargnés. Après une année 2025 record pour le chikungunya en France métropolitaine, les autorités sanitaires appellent à la vigilance.

On reconnait le moustique tigre car il ne fait pas de bruit

Crédit : AFP

Patrick Tejero & Yasmine Boutaba

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Les moustiques tigres sont déjà là, et plus tôt que prévu. Dès la fin du mois d’avril, leur présence a été signalée dans de nombreuses régions. Cette progression s’inscrit dans une tendance de fond : introduit en France métropolitaine en 2004, l'insecte porteur du virus du chikungunya, du zika ou de la dengue, a progressivement colonisé 83 départements sur 96, selon les autorités sanitaires.

Seuls 13 départements échappent encore à sa présence, principalement en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais ou encore dans les Ardennes. Une situation qui devient de plus en plus rare à mesure que l’insecte gagne du terrain.

Sur le terrain, une lutte quotidienne des habitants

Dans les zones déjà touchées, les habitants tentent de s’adapter. À L'Union, près de Toulouse, Adrien a anticipé l’arrivée des moustiques : pièges à moustiques, bombes répulsives, bougies… tout est déjà en place. Même s'il reste modéré sur le degré d'efficacité.

Des animateurs spécialisés, comme Xavier, sensibilisent aussi les riverains à l’élimination des eaux stagnantes, véritables lieux de reproduction. "Une bâche, une gouttière, du mobilier de jardin ou des jeux d’enfants peuvent accumuler de l’eau. En 4 à 5 jours seulement, une larve peut devenir un moustique adulte capable de se reproduire", explique-t-il au micro de RTL.

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Adrien, lui, reste perplexe : "Je ne comprends pas d’où ils sortent." Un constat fréquent, qui s’explique par le rayon de déplacement limité mais suffisant du moustique tigre : environ 150 mètres autour de son lieu de naissance. 

Une année 2025 marquée par un record de cas

Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que l’année 2025 a été exceptionnelle sur le plan sanitaire. Avec 809 cas autochtones de chikungunya recensés en France métropolitaine, un record a été atteint.

Ce virus, transmis d’un humain à l’autre via les piqûres de moustiques tigres, provoque notamment fièvres et douleurs articulaires. Cette flambée s’explique en partie par une épidémie majeure survenue à La Réunion et dans l’océan Indien, favorisant l’importation de cas en métropole.

Lors du lancement de la période de surveillance renforcée des arboviroses, du 1er mai au 30 novembre, le Dr Harold Noël, de Santé publique France, a appelé à la "vigilance" pour limiter la propagation de ces maladies.

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