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Un sac issu de la plateforme de commerce en ligne asiatique Shein
Crédit : AFP/Hans Lucas
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Sommes-nous devenus accros aux plateformes chinoises de vente en ligne ? Ce qui est certain, c'est que plusieurs de ces entreprises venues de Chine ont été séduites par l'attractivité du marché français. Au total, les consommateurs de l'Hexagone dépensent plus de 200 milliards d'euros par an sur Internet.
Déjà bien installés en France, les géants Temu, Shein et AliExpress ont été rejoints il y a quelques semaines par Joybuy. Ils ont comme point commun d'être de grands distributeurs qui ont le monde comme terrain de jeu, bien au-delà de l'Hexagone. Par exemple, Joybuy est détenu par JD.com, entreprise chinoise aux 150 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 6 milliards de dollars de bénéfices.
Leur stratégie commerciale fonctionne : les Français ont dépensé dans ces plateformes plus de 5 milliards d'euros, un chiffre en croissance de 15%, d'après les données publiées par le cabinet spécialisé Circana. Cela correspond à peu près au chiffre d'affaires de l'enseigne Action.
Shein et Temu sont à égalité au niveau des ventes en France et concentrent à deux la quasi-totalité du marché, avec 2,5 milliards d'euros chacun. AliExpress n'a en réalité que des miettes, et Joybuy vient à peine d'arriver sur le marché.
Ces recettes élevées n'enlèvent pas la polémique subie par Shein autour de la commercialisation de poupées pédocriminelles. L'entreprise chinoise a connu un décrochage de ses ventes sur la fin de l'année 2025, au moment où l'affaire s'est intensifiée.
L'image de la plateforme a été écornée, ce qui a indirectement profité au concurrent Temu. Depuis le début de l'année 2026, les ventes de Temu sont deux fois plus importantes que celles de Shein. Les courbes des deux plateformes se sont croisées de manière assez directe.
La question reste de savoir qui subit l'essor de ces plateformes. Dans le secteur du textile français, les enseignes moyenne gamme en ont payé les frais, à l'image des disparitions de Kaporal, Naf Naf et Jennyfer sur l'année 2025. On ne peut pas directement faire un lien de cause à effet unique entre les plateformes chinoises et la fin de ces marques, mais elles y ont participé.
Shein, Temu et ses compères sont aussi concurrents des enseignes de bazar comme Gifi, La Foir'Fouille, Maxi Bazar ou Stokomani, dont la croissance est désormais moins forte qu'avant. Cela s'explique car, d'un point de vue macroéconomique, la consommation en France est quasiment à l'arrêt.
Chaque fois que des enseignes progressent sur le marché, d'autres reculent. Les années qui viennent vont probablement voir ces plateformes chinoises se développer encore plus et faire d'autres victimes.
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