Peut-on gagner la course contre-la-montre face au coronavirus et éviter un troisième confinement ? La question obsède les autorités mais aussi la population. Concernant les chiffres de l'épidémie, le pays est sur le fil. Mercredi 20 janvier, on enregistrait quelque 2.000 entrées à l'hôpital en 24 heures.
Si la peur du variant britannique invite à la prudence, les premiers chiffres d'impact du couvre-feu semblent encourageants. Les premiers départements dont l'heure du couvre-feu a été avancée à 18h montrent -16% du nombre de contaminations. Mais ce sont les chiffres d'une décision passée, alors que les projections pour les prochaines semaines intègrent le variant britannique.
Pour l'Inserm et l'Institut pasteur, ce variant va remplacer le virus habituel dans quelques semaines, la question est de savoir à quelle vitesse cela se fera. Aujourd'hui, le variant britannique représente 1,4% des tests positifs, mais au regard de sa contagiosité bien supérieure, sa présence risque de doubler tous les 8 à 10 jours. À ce rythme il sera dominant entre fin février et début avril. Les hôpitaux se rempliront alors comme lors des deux premières vagues. Cela ne tient pas compte du variant sud-africain qu'on connait encore assez mal.
Le remplacement du virus dominant actuel est inéluctable, et tout ce qui peut en freiner la progression est bon à prendre. Plus que jamais, il faut un respect strict des gestes barrières, porter correctement (vraiment) son masque, respecter le couvre-feu. Ensuite, tout dépendra de la vitesse de vaccination. Plus la population est immunisée, moins les hospitalisations seront élevées.
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