2 min de lecture Médecine

Coronavirus : "Nous avons tous sacrifié nos libertés", fustige Christophe Barbier

INVITÉ RTL - Dans son livre "Les Tyrannies de l'épidémie", le journaliste Christophe Barbier affirme que le pire n'a pas été la crise sanitaire mais l'acceptation d'une multitude d'injonctions.

Yves Calvi_ 6 Minutes pour Trancher Yves Calvi iTunes RSS
>
Coronavirus : "Nous avons tous sacrifié nos libertés", fustige Christophe Barbier Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Calvi-245x300
Yves Calvi édité par Camille Guesdon

Le journaliste Christophe Barbier vient de publier Les Tyrannies de l'épidémie aux éditions Fayard. Si l'on devait résumer l'année 2020 d'après la lecture de ce livre, le pire n'a pas été la crise sanitaire mais l'acceptation d'une multitude d'injonctions que le journaliste qualifie de "tyrannies".

Selon Christophe Barbier "nous avons tous sacrifié nos libertés dans une forme de concession à la servitude volontaire". Mais cela était pour la bonne cause, notamment pour se protéger et sauver la vie des gens qu'on aime. Il affirme qu'on a "sacrifié l'essentiel" comme la vie culturelle et le fonctionnement politique. Hier, l'état d'urgence sanitaire a été voté, le parlement et le Conseil des ministres n'existent plus vraiment. Tout se décide lors des Conseils de défense avec l'avis des médecins. "On a changé de démocratie".

Pour Christophe Barbier, la pandémie a mis à nu la fragilité de nos libertés et a permis de se rendre compte que pour tout ce qu'on aurait jamais sacrifié "on serait monté sur un bucher pour sauver notre vie sociale, sauver notre pratique de la culture". Pour le journaliste, "on a tout laissé tomber en 5 minutes car on a peur d'un virus".

Il faut réfléchir collectivement sur ces libertés

Christophe Barbier
Partager la citation

Christophe Barbier admet que la vie est devenue sacrée mais qu'on condamne les jeunes à un avenir sombre "parce qu'on a voulu sauver notre petite vie". Selon lui, Albert Camus qui a écrit une pièce sur La Peste, décalée de son roman, a mis dans la bouche de son héros qui sauve les gens de l'épidémie cette phrase "ma vie n'est rien, ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie".

À lire aussi
épidémie
Coronavirus : que faire en attendant des jours meilleurs ? Les idées de Trierweiler

Il assure qu'il n'appelle pas à la désobéissance mais "qu'il faut réfléchir collectivement sur ces libertés que nous devons reconquérir parce que la servitude volontaire est en nous". Pour Christophe Barbier, nous avons tous accepté le confinement au nom du sauvetage des vies mais aussi "au nom d'une conception sacrée de la vie biologique". Alors qu'Emmanuel Macron a déclaré "nous sommes en guerre", les Français "se planquent".

Le politique "a démissionné"

Il admet que ceux qui ont nié le virus "ont eu la double peine" épidémique et économique. Christophe Barbier se demande "si les vies que nous avons sauvées en France aujourd'hui sont plus nombreuses que les vies que nous allons détruire" dans le futur.

Christophe Barbier ajoute que "si la tyrannie du médical s'est affirmée, c'est parce que le politique a démissionné (...) le politique se soumet à ce que disent les médecins". Ce qui a tenu le choc, c'est la mondialisation des chercheurs et c'est l'Europe de la solidarité. Selon lui, les populistes ont montré "qu'ils n'ont pas le logiciel du 21ème siècle dans cette épidémie".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Médecine Politique France
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants