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Le gouvernement de Keir Starmer envisage d'exclure Andrew de l'ordre de succession au trône britannique

Le gouvernement britannique, sous la direction de Keir Starmer, envisage de légiférer pour écarter le prince Andrew de l'ordre de succession au trône. Cette décision fait suite à son arrestation dans le cadre de l'affaire Epstein et un large soutien populaire.

Le Prince Andrew devant la chapelle Saint-George le 31 mars 2024

Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP

AFP - édité par Eléonore Aparicio

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Le gouvernement britannique, dirigé par Keir Starmer, envisage une loi pour retirer le prince Andrew de l'ordre de succession au trône, après son arrestation pour des soupçons liés à l'affaire Epstein. Andrew, qui est actuellement huitième dans l'ordre de succession, juste derrière la princesse Lilibet, la fille du prince Harry, lui-même fils cadet du roi.

Le frère de Charles III a été interrogé, jeudi 20 février, par la police pour des "manquements dans l'exercice de fonctions officielles" lorsqu'il était envoyé spécial pour le Commerce entre 2001 et 2011. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir transmis des informations confidentielles au pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Un sondage YouGov révèle que 82% des Britanniques soutiennent cette mesure. Cependant, selon le constitutionnaliste Robert Hazell, interrogé par l'AFP, une telle loi nécessiterait l'approbation des 14 autres pays du Commonwealth, ce qui pourrait prendre des années. L'arrestation d'Andrew a ravivé le débat sur la monarchie en Australie. Bien que le Premier ministre Anthony Albanese soit partisan d'une république, il a écarté vendredi l'idée d'organiser un référendum pour destituer le monarque.

"Le jour le plus préjudiciable pour la monarchie"

Après son interrogatoire, le prince déchu a été photographié quittant un commissariat proche de Sandringham. Le cliché le montre hagard, les yeux écarquillés à l'arrière d'une voiture. Pour le quotidien The Telegraph, cette arrestation restera comme "le jour le plus préjudiciable pour la monarchie".
Dans un rare communiqué après l'interpellation jeudi d'Andrew, le roi Charles III a fait part de sa "plus profonde inquiétude" et affirmé que la justice devait "suivre son cours".

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Le monarque avait déjà déchu son cadet de tous ses titres royaux en octobre à la suite de nouvelles révélations sur les liens d'Andrew avec Epstein.
Selon Roya Nikkhah, une experte de la royauté au Sunday Times, la confiance dans la famille royale "risque vraiment d'être érodée" après cette arrestation inédite depuis le XVIIe siècle. "Le temps de la déférence qui prévalait pendant le règne de la reine (Elizabeth II, ndlr) est terminé et il s'agit d'un immense défi pour Charles", a-t-elle ajouté.

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