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"Violences policières" : Ciotti évoque une "faute" de Macron et veut des excuses

Le député LR des Alpes-Maritimes évoque des propos qui ont blessé les policiers, et demande que le chef de l'État présente des excuses.

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, exige des excuses de la part d'Emmanuel Macron a propos du terme "violences policières" employé par le chef de l'État
Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, exige des excuses de la part d'Emmanuel Macron a propos du terme "violences policières" employé par le chef de l'État Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

L'interview d'Emmanuel Macron sur Brut vendredi 4 décembre a fait réagir la classe politique à plusieurs égards. Et parmi les levers de boucliers, on retrouve celles d'une partie de la droite qui n'a pas apprécié que le chef de l'État, plusieurs fois relancé, finisse par parler de "violences policières" à la suite des divers incidents ces dernières semaines. 

Xavier Bertrand, président de de la région des Hauts-de-France, a en premier parlé d'une "faute" de la part du la président de la République dimanche, et a indiqué qu'à son sens elle "n'est pas pardonnable". Ce lundi, c'est Éric CIotti qui est monté au créneau en demandant des excuses de la part d'Emmanuel Macron, l'invitant à "retirer ses propos". 

"J'ai été très choqué par ces déclarations, je crois que c'est une faute, c'est une faute à l'égard des policiers qu'il a blessés, ils sont, ce matin, très en colère, ils sont humiliés, mais c'est une faute aussi à l'égard du pays, le président de la République, il doit rassembler, il doit protéger la société", a déploré sur France 2 le député LR.

Des policiers déjà "sanctionnés lourdement"

"Je demande solennellement au président de la République, parce qu'il a commis cette faute, de retirer ses propos, de s'excuser vis-à-vis des policiers", a-t-il ajouté. "Les policiers ne sont pas violents de façon institutionnelle, il peut y avoir des dérapages, ils sont sanctionnés lourdement aujourd'hui", a-t-il argumenté.

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Le président de la République a reconnu vendredi qu'il existait "des violences par des policiers", expression qu'il a dit préférer à celle de "violences policières", qui est selon lui devenue "un slogan".

"Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violences policières, mais je le déconstruis", car "c'est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique. Il y a des policiers qui sont violents" et "qu'il faut sanctionner", a-t-il dit sur le média en ligne Brut, faisant notamment référence à l'agression d'un producteur noir par plusieurs policiers.

Éric Ciotti est aussi revenu sur les contrôle au faciès dénoncé par plusieurs associations, niant même leur existence. "C'est faux, les policiers contrôlent dans certains quartiers, c'est pas eux qui ont créé ces quartiers ghettoïsés, c'est pas eux qui ont favorisé aujourd'hui une immigration qui est souvent source de délinquance, de communautarisme ou de terrorisme", a-t-il assuré.

La lutte contre l'islamisme en priorité

Les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance et Unité SGP, ont appelé samedi à cesser les contrôles d'identité après les propos vendredi d'Emmanuel Macron, toujours sur Brut, dénonçant des contrôles au faciès et les discriminations.

Concernant la prochaine loi confortant les principes républicains, Éric Ciotti a estimé qu'il "faut que ça soit une loi qui s'attaque à l'islamisme, parce que c'est l'islamisme qui nous menace". "Si on n'a même pas le courage de citer l'ennemi, comment pouvons -nous le combattre ?", a-t-il regretté en déplorant une "petite addition de mesurettes".

"Si on veut véritablement se protéger, réinstaller une laïcité protectrice de nos principes républicains, il faudra changer la Constitution, il faudra demander au peuple de le valider par référendum", a ajouté le député LR en reprenant à son compte une proposition de Nicolas Sarkozy en 2016, qui vient d'être réitérée par Xavier Bertrand.

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