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Régionales 2021 : après les Hauts-de-France, l'union de la gauche peut-elle se généraliser ?

DÉCRYPTAGE - La liste d'union de la gauche annoncée pour les régionales dans les Hauts-de-France a été accueillie chaleureusement par la gauche. Mais va-t-elle se concrétiser en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Najat Vallaud-Belkacem, le 5 avril 2017
Najat Vallaud-Belkacem, le 5 avril 2017
Crédit : PDN/SIPA
Marie-Pierre Haddad

L'union de la gauche saluée dans les Hauts-de-France. La députée européenne Karima Delli a annoncé qu'elle sera à la tête d'une liste composée par EELV, le Parti socialiste, la France insoumise et le PCF. 

Une décision qui fait office d'exemple tant pour les régionales que pour la présidentielle où le risque d'un embouteillage des candidatures à gauche est à craindre. L'annonce a même donné des ailes au premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure qui a lancé un appel à multiplier les démarches d'unions et d'alliance. 

Mais le secrétaire national du PCF Fabien Roussel ne se fait guère d'illusions et juge peu probable que l'union soit reproduite en dehors de la région des Hauts-de-France. Féliciter la démarche portée par Karima Delli est une chose mais l'incarner à son tour, en est une autre. 

Hamon appelle la gauche à se rassembler derrière EELV

En pratique, les candidats ne se pressent pas pour tenter l'expérience d'une liste d'union de la gauche. En Île-de-France, le Parti socialiste est porté par la candidature d'Audrey Pulvar. Julien Bayou, le secrétaire national des Verts, est tête de liste EELV. Au sein de la France insoumise, les chefs de file sont Clémentine Autain et Paul Vannier. 

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Sur la liste écologiste, Benoît Hamon propose que la gauche se rassemble sous l'étiquette écologiste. Sur Public Sénat, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017, "propose, sur le modèle de ce qui a marché dans les Hauts-de-France, que s'ouvrent des discussions avec Audrey Pulvar et Clémentine Autain. Bayou est celui qui propose le rassemblement le plus large", a-t-il défendu. La gauche doit impérativement éviter de partir diviser aux régionales, a-t-il expliqué en opposition à "sa force quand elle est unie". 

Selon un sondage Ifop paru début mars, la présidente sortante Valérie Pécresse fait la course en tête, face à ses rivaux pour les élections régionales. Au premier tour, la liste de la potentielle candidate de la droite pour la présidentielle en 2022, soutenue par LR et l'UDI, devance largement ses rivaux avec 33% des intentions de vote. La liste RN conduite par Jordan Bardella obtiendrait 15% des voix, tandis qu'Audrey Pulvar recueillerait 13% à la tête d'une liste PS - Parti radical de gauche. Une liste de la majorité, avec LaREM, le MoDem et Agir, emmenée par Laurent Saint-Martin obtiendrait 13% des voix également, devant Julien Bayou (11%) à la tête d'une liste EELV. Clémentine Autain (LFI-PCF) est créditée de 10% des voix

Toutes ces listes seraient alors théoriquement en mesure de se maintenir au deuxième tour, avec 10% des voix au premier. En cas d'union de la gauche, Valérie Pécresse s'imposerait également, même si l'écart se resserre. Elle obtiendrait 37% des voix dans une quadrangulaire, contre 31% à Audrey Pulvar. Le RN recueillerait 17% des voix et LaREM 15%. 

Les écolos pas emballés par la candidature de Vallaud-Belkacem

L'union de la gauche aura-t-elle lieu pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, derrière la candidature de Najat Vallaud-Belkacem ? Selon Éric Piolle, le maire EELV de Grenoble, cela n'est pas à l'ordre du jour. L'ancienne ministre de François Hollande a annoncé son retour en politique et sa candidature pour le scrutin de juin prochain

Dans une interview au Progrès, au Dauphiné Libéré et à La Montagne, Najat Vallaud-Belkacem explique vouloir incarner "une alternative" à la politique et à la gouvernance de Laurent Wauquiez. Elle accuse l'actuel président de région de faire du "clientélisme" et du "court-termisme" et le qualifie de "mini-Trump"

La liste de l'ancienne ministre de l'Éducation nationale est soutenue par le PS, le PRG, Cap écologie et la Gauche républicaine et sociale. Elle a aussi précisé que les discussions avec les autres forces de gauche, en particulier les écologistes, n'ont pas abouti. Illustration quelques jours après son annonce de candidature. Lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle a taclé Najat Vallaud-Belkacem. "Qu'une élue auprès de Gérard Collomb et ministre de Manuel Valls puisse nous demander de venir derrière elle, ça semble incongru, ce n'est pas la logique politique", a-t-il déclaré en insistant sur le fait de soutenir la candidate investie par EELV, Fabienne Grebert.

Selon un sondage, publié par Le Progrès début mars, Laurent Wauquiez arriverait en tête avec 27% des intentions de vote, devant le Rassemblement National porté par Andréa Kotarac (24%). Bruno Bonnell de La République En Marche arriverait à la troisième place avec 16%. Najat Vallaud-Belkacem et l'écologiste Fabienne Grébert obtiendraient chacune 10%. 

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