12 min de lecture Présidentielle 2017

Récit de campagne : Macron, Le Pen... Un entre-deux-tours historique

UNE CAMPAGNE INÉDITE (4/4) - À peine les Français ont-ils découvert le nom des deux qualifiés que la campagne repartait de plus belle.

Débat présidentielle 2017 : Marine Le Pen et Emmanuel Macron
Débat présidentielle 2017 : Marine Le Pen et Emmanuel Macron Crédit : Eric FEFERBERG / POOL / AFP
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Ludovic Galtier
Journaliste RTL

Le soleil n'est pas encore couché le 23 avril lorsqu'au terme de l'interminable compte à rebours, les visages d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen occupent la quasi-totalité de l'écran de télévision des Français. Quelques minutes plus tard, une autre campagne débute... déjà. L'entre-deux-tours est officiellement lancé. Par médias interposés, les responsables politiques de chaque camp sont invités à donner leur état d'esprit et réagir au résultat. Ces séquences, au cours desquelles le choix des mots, des éléments de langage, est savamment étudié.

Sans équivoque, les socialistes, par les voix de Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis, et celles plus insistantes encore de Manuel Valls (soutien du leader de "En Marche !" depuis le 29 mars) et François Hollande, se tournent vers Emmanuel Macron. Chez Les Républicains et les Mélenchonistes en revanche, tous ont en tête le coup d'après, la revanche qu'ils appellent de leurs vœux lors des législatives des 11 et 18 juin.

Si François Fillon, désavoué par ses anciens soutiens dans la seconde où il a été éliminé, a indiqué qu'il voterait Emmanuel Macron, la consigne de vote est loin d'être aussi claire chez Les Républicains. Laurent Wauquiez, sarkozyste et président du parti avant que François Fillon ne le débarque après sa victoire à la primaire, est partisan du "ni-ni", malgré les oppositions de Nathalie Kosciusko-Morizet et d'anciens juppéistes. Les ténors du parti de droite se mettent finalement d'accord pour "faire barrage au Front national". Quant à Jean-Luc Mélenchon, quatrième de l'élection avec 19,58% des voix, il s'en remet aux 450.000 soutiens de la première heure de la France insoumise, qui trancheront par voie électronique entre Emmanuel Macron, le vote blanc ou nul et l'abstention. Le vote Marine Le Pen n'est pas une possibilité. Quant à Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, il n'appelle pas à voter Emmanuel Macron, qui "n'est pas un rempart contre le FN".

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23 avril : polémique autour de la soirée de Macron à La Rotonde

Pour l'heure, au-delà de ces considérations partisanes, Emmanuel Macron prononce un discours de qualification pour le second tour à la fois festif et solennel, Brigitte Macron, son épouse, à ses côtés. "En une année, nous avons changé le visage de la vie politique française", s'est-il félicité devant ses partisans. "Dès ce soir, je me dois de rassembler tous les Français (...) Je souhaite dans 15 jours devenir votre président, le président de tout le peuple de France. Le président des patriotes, face à la montée des nationalismes." Et de jouer la carte de l'ouverture : "Je veux construire une majorité de gouvernement, faite de nouveaux visages, de nouveaux talents. Chacune et chacun peut y avoir sa place", estime-t-il depuis la porte de Versailles. Un discours qui suscitera des critiques, en premier lieu celles de François Hollande, qui lui reproche de ne pas avoir clairement mis le cap sur le barrage contre le Front national comme avait pu le faire Jacques Chirac en 2002. 

Quelques minutes plus tard, le favori de la course à l'Élysée prend la direction du restaurant La Rotonde, où il a ses habitudes et réunit ses amis, ses soutiens de la première heure, pour une soirée de fête. Un événement sur lequel capitalise le Front national pour le critiquer. Invité de RTL le 24 avril, Louis Aliot, vice-président du parti et compagnon de Marine Le Pen, insiste sur le côté "bling-bling" du vainqueur du premier tour. "Il a commencé par un discours où il se croyait déjà gagnant puis il a fini dans un grand restaurant parisien avec ses amis du showbiz. C'est monsieur 'bling-bling' avant l'heure", déplore-t-il.

Sur Twitter, le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) s'indigne, lui aussi mais pour une autre raison, de l'organisation de la soirée de victoire de Emmanuel Macron dans ce restaurant : "Cette fête à La Rotonde est assez indigne dans une situation politique où l'extrême droite est qualifiée pour le second tour...", a-t-il écrit.

"Si vous n'avez pas compris que c'était mon plaisir ce soir d'inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui, depuis le début, m'accompagnent, c'est que vous n'avez rien compris à la vie, a balayé le leader du mouvement En Marche ! au micro de QuotidienC'était mon moment du cœur, vous voyez ? Mais je crois qu'au Fouquet's, il n'y a pas beaucoup de secrétaires, pas beaucoup d'officiers de sécurité, vous avez vu qui était ici à table", a-t-il lâché, faisant référence ici au luxueux restaurant des Champs-Élysées, choisi par Nicolas Sarkozy au soir de sa victoire en 2007.

24 avril : Marine Le Pen "en congé" de la présidence du Front national

"La première étape qui doit conduire les Français à l'Élysée est franchie." Au cours d'une allocution prononcée le soir de sa qualification pour le second tour, Marine Le Pen, qui fustige le front républicain, qu'elle qualifie de "tout pourri", a estimé qu'il "est temps de libérer le peuple français." "Je suis la candidate du peuple. Je lance un appel à tous les patriotes, d'où qu'ils viennent. Je les appelle à sortir des querelles périmées, il en va de l'intérêt supérieur du pays." Et de conclure : le second tour sera le choix entre "la grande alternance" et la "dérégulation".

Outsider de ce scrutin, la candidate sait qu'elle va devoir rassembler plus largement si elle souhaite avoir une chance d'enlever la victoire le 7 mai prochain. Pour ce faire, la députée européenne a décidé lundi 24 avril "de se mettre en congé" du Front national, qu'elle préside depuis 2011, afin de s'affranchir de tous les conflits partisans et de "rassembler autour de (son) projet". "Ce soir, je ne suis plus la présidente du FN, je suis la candidate à la présidentielle, celle qui souhaite rassembler autour du projet d'espoir, de prospérité, de sécurité, l'ensemble des Français", a poursuivi Marine Le Pen. "Le président de la République est le président de tous les Français. Je me sentirai plus libre, je serai au-dessus des considérations partisanes, c'est un acte important."

Marine Le Pen a annoncé au 20 Heures de France 2 qu'elle n'est plus la présidente du parti fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972. Celle qui "espère le ralliement de millions de Français" a estimé que Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste de Debout la France, qui a obtenu 4,7% des suffrages exprimés au premier tour, avait "les mêmes convictions qu'elle". "Nicolas Dupont-Aignan a un projet extrêmement proche du nôtre, il souhaite que la France redevienne souveraine. Nous pourrions engager une conversation. Je le souhaite."

Une tactique qui remonte à 2012, décrypte Alba Ventura sur RTL. "En 2012 déjà, Marine Le Pen avait créé le 'Rassemblement Bleu Marine'. Puis elle ne voulait plus que l'on dise que son parti était un parti d'extrême droite. Puis elle a fait disparaître la flamme bleu-blanc-rouge. Puis carrément le nom 'Le Pen'. Elle a essayé, petit à petit, d'effacer tout ce qui pouvait se rapporter à la marque 'Front national' qui, à ses yeux, est la marque de son père."

26 avril : duel Macron-Le Pen improvisé à Whirlpool

Marine Le Pen mène cette campagne d'entre-deux-tours tambour battant et multiplie les apparitions dans les médias ainsi que les déplacements. Marché de Rungis, TF1... Quand elle apprend qu'Emmanuel Macron rencontre l'intersyndicale de Whirlpool, entreprise menacée de fermeture en juin 2018 et menaçant 600 emplois à Amiens, la candidate Front national bouleverse son agenda et prend immédiatement la route pour rencontrer les salariés désespérés, qui bloquent l'entreprise et manifestent leur colère sur le parking. 

"Je suis là au côté de salariés
, sur le parking, pas dans des restaurants amiénois", déclare à la presse la candidate, qui se défend de "faire un coup médiatique", se faisant photographier aux côtés d'ouvriers. Se présentant comme la représentante "des Français qui ne veulent pas être dépossédés de leur emploi", Marine Le Pen explique avoir décidé de se rendre à Whirlpool quand elle a appris que son rival "n'entendait pas rencontrer les salariés" mais qu'il "allait à l'abri" pour "rencontrer deux-trois personnes triées sur le volet". La candidate y a vu une "preuve" de "mépris à l'égard de ce que vivent les salariés de Whirlpool".

En découvrant les images, Emmanuel Macron décide à son tour d'aller à la rencontre des salariés. "Je ne vais pas vous dire que je nationaliserai Whirlpool. Ça ne résoudrait pas votre problème", a-t-il soutenu, tout en assurant qu'il fallait trouver un "repreneur" pour sauver le site. "Je reviendrai pour rendre compte", assure le candidat. "Non, je n'interdirai pas aux entreprises de fermer des sites. Je ne vais pas vous raconter des cracks", poursuit-il dans une déclaration diffusée en direct sur le compte Facebook du candidat.

Un épisode essentiel de cette campagne présidentielle, retient Alain Duhamel sur RTL. "Marine Le Pen a tendu à Emmanuel Macron un piège audacieux, efficace, théâtral (...) Elle était en terrain conquis. On sait que cette région-là, est une région où elle est la plus forte. On sait que la classe ouvrière lui est largement acquise. On sait que dans cette usine, elle avait de nombreux partisans", explique l'éditorialiste. Quant à Emmanuel Macron, "il a choisi d'y aller, il a fait ce qu'il a pu, il s'est expliqué, il a fait preuve de sang-froid, de combativité, de patience, Tout ça dans un énorme tohu-bohu". Et de conclure : "Entre l'attaque surprise de Marine Le Pen d'un côté et la défense méthodique d'Emmanuel Macron, ce qui va faire la différence, ce sera le choix des images et des sons que verront et qu'entendront les Français".

28 avril : Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen

Sa déclaration était attendue, tant Nicolas Dupont-Aignan avait qualifié de décision "historique" sa future consigne de vote au soir de son élimination au premier tour de la présidentielle. Invité du 20 Heures de France 2, il annonce qu'il soutient Marine Le Pen dans sa conquête du pouvoir. "Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, des éclaircissements et des ajouts. (...) Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen et ferai campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a-t-il déclaré sur France 2.

Pour la première fois de son histoire, le Front national parvient à pactiser avec un autre parti français. "J'ai dit 'je ne peux pas appeler à voter Madame Le Pen sans la voir et sans discuter avec elle d'un projet de gouvernement et sans voir si Marine Le Pen veut élargir sa majorité'. Nous avons beaucoup discuté cette semaine, j'ai pris mon temps", poursuit Nicolas Dupont-Aignan, estimant impossible un ralliement à Emmanuel Macron. "Je pense que la France est à la croisée des chemins, que notre pays est très mal parti, et je pense qu'Emmanuel Macron est un Hollande puissance 10", conclut-il.

29 avril : Le Pen et Dupont-Aignan pactisent

Le lendemain, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan se retrouvent pour une déclaration commune à la presse. La candidate Front national crée une nouvelle fois l'événement en choisissant Nicolas Dupont-Aignan comme premier ministre de son potentiel gouvernement. Nicolas Dupont-Aignan, qui a souligné "un jour historique", "appelle les Français à prendre l'importance du second tour" et dénonce "la folie qui consiste à confier la cinquième puissance mondiale à un banquier aventurier qui méprise le peuple."

Quelques mois plus tôt, le leader de Debout la France ne se montrait pourtant pas tendre avec sa nouvelle protégée. Il qualifiait notamment "le FN de meilleur allié du système". La fille de Jean-Marie Le Pen a réussi un coup politique en signant un "accord de gouvernement", qui donne naissance à une alliance patriote et républicaine.

Problème pour Marine Le Pen : cette alliance remet en question certains principes fondamentaux de son programme, à l'image de la sortie de l'euro. "La transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne" n'est plus un "préalable à toute politique économique", est-il écrit dans le projet de l'alliance patriote et républicaine. En clair, il n'y a pas besoin de sortir de l'euro pour remettre la France sur pied. Marion Maréchal-Le Pen a ajouté que la négociation sur l'UE et l'euro débutera en 2018 pour "plusieurs mois", voire "plusieurs années", alors que Marine Le Pen imaginait faire prospérer les négociations six mois seulement.

30 avril : quid de la sortie de l'euro dans le programme de Le Pen ?

Dimanche 30 avril, Nicolas Dupont-Aignan a le plus grand mal à justifier ce revirement de la candidate qu'il soutient et surtout la façon dont ce projet peut vivre. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCINicolas Dupont-Aignan botte en touche et n'annule pas les ambiguïtés. "On nous accusait avant de vouloir précipiter la France dans le chaos monétaire. Nous pensons que l'euro a fait beaucoup de souffrances pour les Français, et les millions de chômeurs français savent d'où viennent leurs malheurs", se contente-t-il d'abord de préciser.

Puis, sans jamais répondre clairement de quelle façon cette transition entre monnaie unique et monnaie commune se déroulera dans les faits ni quand aura lieu le référendum, il poursuit : "Je ne suis pas contre l'Europe, Marine Le Pen non plus, nous sommes contre l'Union européenne." Il finira par dire que cette transition prendra "une bonne année" quand Marion Maréchal-Le Pen parle d'un délai de plus de 18 mois.

3 mai : un débat brutal et inaudible sur le fond

À quatre jours du second tour, c'est le dernier grand événement, le dernier moment accordé aux Français pour faire un choix. L'objectif affiché des candidats était d'exposer aux électeurs leurs deux visions antinomiques de société. En résumé, le débat de l'entre-deux-tours, très violent, s'est réduit à une série d'attaques et de parades entre les deux candidats.

Illustration avec les dossiers industriels, lorsque Marine Le Pen fustige le bilan du ministre de l'ancien ministre de Économie. "Vous facilitez une fois de plus la vie des grands groupes", martèle-t-elle. "C'est normal, ce sont vos amis, ceux avec qui vous buvez des coups à la Rotonde." La candidate du Front national prend l'exemple de SFR, qui a été rachetée par Patrick Drahi. "Vous défendez des intérêts privés, mais derrière il y a de la casse. 6.000 emplois perdus", lâche-t-elle. Emmanuel Macron a rétorqué que Marine Le Pen prolongeait là une stratégie visant à dire "beaucoup de mensonges, et de dire tout ce qui ne va pas dans le pays (...) Je n'étais pas ministre quand SFR a été vendue. "Marine Le Pen a, alors sorti ses fiches, mis de côté SFR et remis le dossier Alstom sur la table, en citant Emmanuel Macron. "En janvier 2015, devant l'Assemblée, j'ai pris la décision de permettre à General Electric de rentrer dans Alstom." Réplique immédiate de son adversaire : "Madame Le Pen, on ne parle pas du même sujet. Vous parlez d'Alstom et de General Electric, nos concitoyens méritent mieux que ça.".

Résultat : la presse est unanime pour déclarer Emmanuel Macron vainqueur de ce face-à-face brutal. Marine Le Pen a "adopté la stratégie du char d'assaut", selon Le Figaro, "a préféré la dénonciation à la proposition", selon Le Huffington Post. "Cela ressemblait fort à la campagne que nous avons suivie : incohérente et anarchique", analyse Le Télégramme. De son côté, Libération fustige : "Avec Le Pen, l'impossible débat". Dans son éditorial, Laurent Joffrin estime que la frontiste "n'est pas au niveau", qu'elle "joue en deuxième division". "Marine Le Pen a tiré le débat vers le bas", décrypte notre éditorialiste RTL, Alba Ventura.

7 mai : Macron président, meilleur score pour Le Pen

Dimanche 7 mai, 20 heures, Emmanuel Macron devient le huitième président de la Ve République, le plus jeune de notre histoire. Élu avec 66,1% des voix, le leader du mouvement "En Marche !" réussit son pari, lancé le 6 avril 2016, il y a à peine un an. Plus de 20 millions d'électeurs ont déposé un bulletin à son nom dans l'urne. Auteur d'abord d'un discours sobre et solennel à l'attention de "tous" les Français, le président élu apprend de ses erreurs. Le successeur de François Hollande s'est ensuite rendu au Louvre pour fêter sa victoire. Au son des notes de l'hymne européen et à l'aide d'une mise en scène encore une fois très solennelle devant la pyramide du Louvre, il a remercié ses électeurs et donné un mot d'ordre : "tout" faire pour qu'il n'y ait plus "aucune raison de voter pour les extrêmes".

Marine Le Pen a, quant à elle, reconnu sa défaite dans un bref discours déclamé quelques minutes seulement après l'officialisation de sa défaite. Forte de ses 11 millions de voix, un record pour un candidat du Front national, la finaliste malheureuse a mis l'accent sur la bataille des législatives, en se posant comme la première force d'opposition du pays. L'eurodéputée a, par ailleurs, annoncé la mise en oeuvre d'une "transformation profonde" de son parti qui pourrait bien changer de nom.

Le dénouement de cette campagne présidentielle, non seulement inédite mais aussi rocambolesque à bien des égards, s'inscrit toutefois dans une nette baisse de la participation. Elle se situe aux alentours de 74%, alors que le premier tour avait mobilisé 77,62% des personnes inscrites sur les listes électorales. De surcroît, les dépouillements mettent en évidence un record de votes blancs (8,49% des inscrits) et nuls (3%). Plus de quatre millions de bulletins glissés dans l'urne n'étaient ainsi pas destinés à Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. Un électeur sur trois n'a pas choisi entre les deux candidats.

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