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Tyah Selemani, 16 ans, portée disparue le 12 janvier 2026.
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La famille de Tyah, adolescente de 16 ans retrouvée morte pendue le 29 janvier dans un parc à Lormont (Gironde), a pris la parole sur BFMTV pour dresser le portrait d’une jeune fille discrète, investie dans ses études et confrontée, selon eux, à une situation de harcèlement scolaire.
Portée disparue depuis le 12 janvier après avoir quitté le domicile familial à Pessac pour se rendre au lycée Pape-Clément, Tyah a été retrouvée sans vie plus de deux semaines plus tard. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de son décès.
Au micro de BFMTV, son grand frère Erwan décrit une adolescente "à l’écoute", "assez réservée" et "timide". "Ce n’était pas une fille qui posait problème, au contraire", insiste-t-il, évoquant une jeune fille attentive aux autres et peu encline à se livrer sur ses difficultés.
Sa sœur aînée Eysha souligne pour sa part l’investissement scolaire de Tyah et ses ambitions. "Elle voulait apprendre l’anglais parce qu’elle voulait faire de longues études à l’international. Elle s’est donné les moyens d’avoir toujours des bonnes notes", confie-t-elle sur BFMTV.
Selon la famille, Tyah était victime de harcèlement au sein de son établissement scolaire. Sa mère, Nathalie Ratsimivony, explique avoir appris l’existence de ces faits lors d’un rendez-vous avec l’infirmière scolaire le 18 décembre 2025, alors qu’aucun signe de mal-être n’avait jusque-là alerté l’entourage familial. "Tyah s’est confiée à une élève comme quoi, si le harcèlement à l’école continuait, elle allait se suicider", déclare-t-elle sur BFMTV.
Un manque de suivi est également pointé du doigt par la famille. "On n’a pas eu de retour du lycée pour savoir si les personnes concernées avaient été interpellées ou convoquées", assure Erwan. À ces difficultés se seraient ajoutés des problèmes personnels, notamment une altercation survenue le 12 janvier, le jour même de la disparition de l’adolescente.
Contacté par BFMTV, le rectorat de Bordeaux indique que "les éléments en sa possession semblent montrer que la jeune fille a été accompagnée par son établissement, sans qu’une situation de harcèlement ne soit mise en évidence". Le recteur a néanmoins demandé l’ouverture d’une enquête administrative afin de faire toute la lumière sur les faits.
Une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes exactes de la mort de Tyah. Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place au lycée Pape-Clément pour accompagner élèves et personnels après ce drame.
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