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Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand, un homme pressé

ÉDITO - Après sa réélection à la tête de la région Hauts-De-France, Xavier Bertrand juge sa candidature à l'élection présidentielle de 2022 renforcée.

Le Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors d’une visite de l'usine Alstom de fabrication de RER NG, à Petite-Foret près de Valenciennes, le 19 février 2019.
Le Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors d’une visite de l'usine Alstom de fabrication de RER NG, à Petite-Foret près de Valenciennes, le 19 février 2019.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Olivier Bost - édité par Victor Goury-Laffont

Dimanche soir, il y a eu trois gagnants à droite, à qui nous prêtons des ambitions présidentielles : Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse. De ces trois-là, un seul a le sentiment d’avoir pris une longueur d’avance sur tout le monde. C’est Xavier Bertrand, Il a été réélu avec 52% des voix dans les Hauts-de-France, une "région de gauche tentée par l’extrême droite", explique bien son entourage.

Mieux encore, deux sondages pour la présidentielle lui ont donné des ailes. Selon les instituts Ipsos et Opinionway, Xavier Bertrand est entre 18 et 20% des intentions de vote quand Emmanuel Macron est entre 24 et 26% et Marine Le Pen à 24%. Il devance ses camarades de droite de quatre à six points.

Xavier Bertrand en est persuadé : tous ces chiffres valident sa stratégie de ces derniers mois. Candidat au milieu du désert il y a 3 mois il serait aujourd’hui incontournable. C’est ce qu’il a dit, textuellement, au journal Les Echos, "maintenant, la présidentielle est à match à trois".

Des incertitudes sur sa "carrure"

Le match n'est pas plié pour autant. La très grande majorité des élus ont choisi, avec le concours du patron des Républicains Christian Jacob, de jouer la montre. Ils n’ont jamais choisi leur champion - Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy... - avant le mois de novembre.

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Ce qui n’empêche pas que le principe de sélection du candidat de la droite reste obscur puisqu’il ne faut pas, cette fois-ci, parler de primaire. Les ténors, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez les premiers, expliquent tous qu’ils vont passer l’été à réfléchir, qu’il faut jouer collectif.

Tout cela ne raconte qu’une seule chose : ils cherchent, sans provoquer de drame, un moyen de débrancher Xavier Bertrand. Les élus ne doutent "pas de sa détermination mais de sa carrure", explique un responsable LR. Ils craignent que le président des Hauts-de-France ne plafonne assez vite dans les intentions de vote. La droite ne veut pas miser sur le mauvais cheval, elle joue sa survie l’année prochaine. 

Xavier Bertrand restera-t-il tout seul ? Lui est persuadé du contraire, qu’il se passera ce qui s’était produit pour Nicolas Sarkozy en 2007. Les personnalités de sa famille politique finiront, irrémédiablement, par le rejoindre.

L’attrait de la victoire est plus puissant que les inimitiés. De toute façon, prévient son entourage comme pour s’en auto-persuader, "Xavier Bertrand est parti, il court, il ne s’arrêtera plus, il ira jusqu’au bout". Il mise tout sur son envie. Il est celui qui en a le plus envie, c’est indéniable, mais, aujourd’hui encore, le plus envie tout seul.

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