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Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand, l’homme pressé

ÉDITO - Xavier Bertrand doit forcer le destin et comme ce n’est pas une mince affaire, il a commencé sa campagne très tôt.

Le Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors d’une visite de l'usine Alstom de fabrication de RER NG, à Petite-Foret près de Valenciennes, le 19 février 2019.
Le Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors d’une visite de l'usine Alstom de fabrication de RER NG, à Petite-Foret près de Valenciennes, le 19 février 2019.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
L'Edito Politique du 21 avril 2021
05:33
Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand, l'homme pressé
05:32
William Galibert - édité par Capucine Trollion

Xavier Bertrand réclame des peines de prison automatiques pour ceux qui agressent des policiers ou des élus. Xavier Bertrand est un homme pressé. Il était pressé de se déclarer candidat à la présidentielle, le voilà pressé aussi de dévoiler son jeu.

En 3 semaines, on l’a entendu à peu près sur tout. Il a proposé d’abaisser l’âge de la majorité pénale de modifier la constitution pour lutter contre le terrorisme, de baisser les impôts pour l’industrie, de lancer un référendum sur l’immigration. Il a écrit aux 3.6000 maires du pays pour leur proposer une "République des territoires", et donc ces peines de prison automatiques. C’est simple l’élection suprême est dans un an, la campagne des régionales à peine commencée, mais on a l’impression d’avoir déjà reçu son programme 2022 dans la boîte aux lettres.

Et alors sa dernière idée a enchanté le Garde des Sceaux. Il dit : "Monsieur Bertrand veut envoyer en prison (…) sans preuve, ni procès", il dénonce une  "logique de rafle" ! Pour la suite, je vous invite à rester sur RTL avec Éric Dupond-Moretti invité d'Alba Ventura.

Les critiques les plus sévères viennent de son camp

Et pourtant, les critiques les plus sévères contre Xavier Bertrand viennent aussi de son propre camp. À droite où personne ne s’impose, mais où personne ne veut le voir réussir. Commentaire assassin d’un cadre des Républicains : "Xavier Bertrand avait la stratégie de la parole rare, maintenant c’est la stratégie du robinet qui fuit, c’est devenu un bruit de fond que l’on entend plus". 

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Un autre, élu LR, sans qu’on ait à le prier ajoute : "Tiens il s’est découvert une passion pour le régalien ! Quand il était chez nous, son truc c’était juste de parler avec les syndicats matin midi et soir, et ça lui allait comme un gant".

Voilà, vous avez à peu près une idée du défi. Il faut non seulement battre Emmanuel Macron ou Marine Le Pen pour accéder au second tour, mais avant ça, il doit devenir le candidat naturel de son camp.

"Il doit forcer le destin"

Ça explique d’ailleurs la stratégie du patron des Hauts-de-France. Il doit forcer le destin et comme ce n’est pas une mince affaire, il a commencé très tôt. À droite, oui,  il est moqué, critiqué, mais pour l’instant il est le mieux placé. L’avantage c’est qu’il parvient à exister dans un camp où les prétendants sont nombreux mais où très peu arrivent à accrocher la lumière.

Mais attention, les dangers sont nombreux. Le risque c’est d’enjamber les régionales qu’il doit pourtant gagner avec assurance pour espérer aller plus loin. "Il court deux lièvres à la fois, c’est casse-gueule", résume un élu des Hauts-de-France. Et puis le risque c’est aussi l’essoufflement précoce, la panne sèche. Manquer de souffle et d’idées quand les choses sérieuses vont vraiment commencer dans plusieurs mois. Mais quand on prétend vouloir devenir Président, il faut bien savoir prendre quelques risques.

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