2 min de lecture Agriculture

Permanences LaREM vandalisées : "les agriculteurs se sentent trahis" dit Christiane Lambert

INVITÉE RTL - La présidente du principal syndicat agricole a reconnu des dégradations dans "neuf départements", expliquant que toutes les actions n'étaient pas le fruit des agriculteurs opposés au CETA qui "se sentent trahis".

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Permanences LaREM vandalisées : "les agriculteurs se sentent trahis" dit Christiane Lambert Crédit Image : Thierry Zoccolan / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jérôme Florin
Jérôme Florin édité par Paul Turban

Les dégradations de permanences de députés se multiplient en France. Une partie est revendiquée par des agriculteurs, mécontents que leurs élus de La République en Marche (LaREM) aient voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. "Les agriculteurs se sentent trahis, l'expriment. J'ai appelé à l'apaisement dès la semaine dernière, je continue à le faire, mais ne mélangez pas tous les mouvements de protestation", a déclaré Christiane Lambert, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) sur RTL.

"Je ne suis pas d'accord avec la façon de traiter l'information de certaines chaînes d'info en continu qui montrent en permanence des images des Pyrénées-Orientales ou des Hautes-Pyrénées avec des tags qui n'ont rien à voir avec ce que les agriculteurs ont écrit, a regretté l'élue du principal syndicat agricole. Il y a là un amalgame qui n'est pas normal. Quand il est écrit 'RIC' (référendum d'initiative citoyenne, une revendication des "gilets jaunes", NDLR), ce ne sont pas des agriculteurs. Sauf que là, vous n'avez pas de numéro de téléphone pour appeler les responsables." 

"J'ai entendu hier le témoignage de la députée de l'Eure, où il s’agit davantage de querelles locales internes et entre partis politiques, a expliqué Christiane Lambert. Lorsque les agriculteurs sont allés devant les permanences, il n'y a eu aucune vitre brisée, aucune porte fracturée. Il y a eu les attributs agricoles classiques, de la paille, de la terre, éventuellement du fumier, des bâches avec des tags dessus, et des murs édifiés pour signifier le mur de l'incompréhension. Nous avons neuf départements qui nous ont signifié avoir fait des actions dans des permanences. "

"Pas d'hypocrise" sur le CETA

"J'ai vu beaucoup de députés nous dire 'Je ne suis pas d'accord avec cet accord. Voir des animaux arriver en France et en Europe ayant consommé des farines de viandes bovines alors que c'est interdit en France et en Europe, c'est n'est pas normal', a raconté la présidente de la FNSEA. Ces mêmes députés ont voté pour le CETA une semaine après. Donc les agriculteurs se sont sentis trahis."

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"Aujourd'hui, les éleveurs de bovins sont au plus bas dans l'échelle des revenus agricoles, a détaillé l'agricultrice. La consommation de viande bovine baisse en Europe. Tout le monde parle d'urgence climatique, le rapport du GIEC hier dit qu'il faut privilégier la consommation de proximité et non pas des importations. Et d'un coup d'un seul, on vient nous expliquer que le CETA, 'c'est bien parce que c'est bien'." 

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