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Tri des déchets : "J'irai aussi loin que ce qu'il faut", dit Brune Poirson sur RTL

INVITÉE RTL - Le gouvernement a délibérément nommé et pointé du doigt Domino's Pizza, Subway, EXKI et Five Guys, les accusant de ne pas trier leurs déchets comme la loi l'exige. Une pratique que Brune Poirson, la secrétaire d'État à la transition écologique et solidaire, revendique.

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Tri des déchets : "J'irai aussi loin que ce qu'il faut", dit Brune Poirson Crédit Image : Ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Christelle Rebière et Cassandre Jeannin

Le gouvernement met ses menaces à exécution. Il dévoile les noms de quatre enseignes de restauration rapide qui trient peu ou mal leurs déchets. Elles avaient deux mois pour rectifier le tir mais aucun effort n'a été constaté chez Domino's Pizza, EXKI, Subway et Five Guys. 

On appelle cette démarche entreprise par le gouvernement le "name and shame" qui signifie "nommer et faire honte". Il s'agit de montrer du doigt une entreprise qui s'est mal comportée. Le principe a été voté dans la loi Alimentation et Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, a promis de donner les noms des grandes surfaces qui n'appliqueront pas la loi sur les prix. 

Ces quatre entreprises "ne respectent pas, elles ne mettent pas en oeuvre une loi qui date de 2016 et qui demande à ce qu'elles trient leurs déchets en cinq types différents, ainsi que leurs bio-déchets" explique Brune Poirson, secrétaire d'État à la transition écologique, sur RTL. 

Sur 15 entreprises convoquées, 4 sont pointées du doigt

"En janvier dernier, je les avais toutes convoquées au ministère de la Transition écologique et solidaire, pour demander à l'ensemble des chaînes de restauration rapide de respecter leurs obligations et de nous soumettre dans les deux mois un plan de mise en conformité", ajoute-t-elle. Sur les 15 enseignes reçues, 4 n'ont pas tenu leurs engagements. 

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"Je trouve ça d'autant plus choquant qu'une entreprise qui fait du bio, de manger sain et du respect de l'environnement leurs valeurs cardinales, je pense à EXKI, force est de constater qu'il y a un décalage entre les paroles et les actes. C'est là-dessus donc que nous nous attaquons", affirme la secrétaire d'État. 

Le "name and shame", nouvelle arme du gouvernement ?

Brune Poirson explique que parmis des demandes des Français dans le cadre du grand débat il y a la transparence et la cohérence. "Je n'hésite pas à donner les noms et à continuer les contrôles et à aller jusqu'à des sanctions", confie-t-elle. 

Si ça ne suffit pas, "nous allons intensifier les contrôles et moi je m'autorise d'ailleurs tout à fait à donner le nom précis, non seulement de l'enseigne mais de la filiale locale avec le nom de la rue si nécessaire pour le dénoncer", dit Brune Poirson. "J'irai aussi loin que ce qu'il faut, je crois qu'on ne peut pas faire les choses à moitié surtout quand il s'agit d'une vraie urgence", ajoute-t-elle. 

Les 25.000 points de vente de restauration rapide  en France produisent 183.000 tonnes d'emballages et 60.000 tonnes de déchets alimentaires, un enjeu crucial pour la transition écologique. 

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