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Tri des déchets : Domino's Pizza, Subway et Five Guys pointés du doigt pour leur retard

Le cabinet de la secrétaire d'État Brune Poirson a épinglé plusieurs chaînes de fast food concernant leur retard dans la mise en place du tri de leurs déchets.

Le logo de Domino's Pizza à San Francisco
Le logo de Domino's Pizza à San Francisco
Crédit : AFP/J.Sullivan
Eléanor Douet & AFP

Le gouvernement a pointé du doigt dimanche 7 avril plusieurs chaînes de restauration rapide pour ne pas avoir proposé de "plan de mise en conformité" en matière de tri des déchets dans les temps impartis. "Le compte n'y est pas, nous n'avons reçu que 50% des dossiers, il manque à l'appel Domino's Pizza, Exki, Subway et Five Guys notamment, parmi les plus connus", indique le cabinet de la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson.

Fin janvier, Brune Poirson avait convoqué les patrons des principales chaînes de restauration rapide afin de leur rappeler leurs obligations réglementaires en matière de gestion de déchets. Elle leur avait demandé de lui envoyer un plan concret d'ici à la fin du mois de mars.

Une cinquantaine de contrôles effectués par ses inspecteurs sur l'ensemble du territoire français avaient montré qu'aucune enseigne n'était en "conformité totale" avec la réglementation en vigueur depuis deux ans, d'après Brune Poirson. L'examen des dossiers va commencer en vue d'une validation prévue pour fin avril.  

La suspicion d'une entente entre certaines chaînes

Mais son cabinet prévient déjà qu'il va regarder, "en priorité", "s'il n'y a pas une entente de ces enseignes autour du 'moins d'ambition possible', ou du plus petit dénominateur commun".

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Brune Poirson avait en outre précisé qu'elle se réservait la possibilité de donner publiquement des noms d'établissements concernés, ainsi que d'ouvrir des contentieux administratifs ou judiciaires.

Des sanctions prévues pour les contrevenants

Le non-respect du tri des cinq flux (papier et carton, métal, plastique, verre, bois) peut déboucher sur des sanctions administratives pouvant aller jusqu'à la fermeture de l'établissement.

Quant au non-respect du tri des déchets organiques (les restes de nourriture), il peut exposer à des sanctions pénales (jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende).

"On pense que les dossiers vont arriver", a toutefois indiqué dimanche le cabinet de Brune Poirson. "La restauration rapide représente des quantités colossales de déchets, donc c'est un sujet important par rapport à nos objectifs de diminution des gaz à effet de serre", a conclu le secrétariat d'État. 

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