1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Mort de Giscard d'Estaing : quels rapports entretenait-il avec les États-Unis ?
2 min de lecture

Mort de Giscard d'Estaing : quels rapports entretenait-il avec les États-Unis ?

Durant sa carrière, Valéry Giscard d'Estaing a tissé des liens avec les États-Unis, dont il aimait la modernité.

Valéry Giscard d'Estaing et John Fitzgerald Kennedy en 1962
Valéry Giscard d'Estaing et John Fitzgerald Kennedy en 1962
Crédit : AFP
Mort de Giscard d'Estaing : quels rapports entretenait-il avec les États-Unis ?
04:03
Lionel Gendron - édité par William Vuillez

Nous l'avons appris ce mercredi soir, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing nous a quitté à l'âge de 94 ans. VGE aimait la modernité des États-Unis, ce petit temps d’avance que le pays avait, notamment dans les années 60. Un homme symbolisait cette modernité : JFK bien sûr. Valéry Giscard d'Estaing avait confessé : "J’ai deux modèles, De Gaulle et Kennedy".

D’ailleurs, quand la presse française a commencé à le surnommer VGE ça le flattait car les trois lettres avaient une consonance JFK. Le Washington Post publie une photo des deux hommes à la Maison Blanche, en 1962. VGE était alors ministre des Finances et il regarde le président américain avec admiration.

De Kennedy, il aimait son apparence, son héroïsme de guerre, la classe de Jacky Kennedy. Et la façon dont le président a su jouer avec les médias, notamment avec l’essor de la télévision. Plus tard, VGE calquera sa campagne présidentielle sur celle de Kennedy en 1960. En mettant l'accent sur la jeunesse, la vigueur et les réformes.

Comment VGE est-il décrit dans les médias américains ?

Le New York Times écrit que lors de son élection en 1974, son allure et son intelligence lui ont valu le surnom de "Kennedy gaulois". Déjà, le New York Times fait preuve de pédagogie et veut aider les lecteurs américains à bien prononcer Giscard d’Estaing. L’auteur de l’article n’est pas parfaitement francophone, il y va lettre par lettre. Ça commence par "ZHEES" et ça donne "ZISCARDESTAN". Pas loin, mais pas tout à fait ça.

À lire aussi

Sinon, les qualificatifs qui reviennent le plus sont : moderne, brillant et élitiste. C’est en tout cas ainsi que la presse américaine analyse son échec en 1981. Malgré les photos en train de jouer de l’accordéon, il n’a pas réussi à donner l’impression d’être proche des gens, rappelant la phrase de Charles de Gaulle à son encontre : "son problème, c’est le peuple".

Mais s’il est décrit comme un symbole de l’élitisme, on loue l'intelligence. Un ancien secrétaire au Trésor qui a géré avec la France les effets de la crise pétrolière, dit de lui : "Il avait compris avant tout le monde qu’une économie mondiale émergeait et comment il fallait s’y adapter".

Un ami des États-Unis

VGE était président à une période clé de l’histoire américaine. Quand il accède au pouvoir, Richard Nixon est en plein scandale du Watergate. Il démissionnera 3 mois plus tard. Il connaîtra ensuite Gerald Ford et surtout Jimmy Carter, président de 1976 à 1980. Jimmy Carter qui est toujours en vie, il a 96 ans.

Dans une interview accordée au Washington Post en 2012, VGE déclarait : "Les Français aiment bien les Américains. Ils ne veulent juste pas être dominés par eux". Il est décrit comme un ami des États-Unis qui s’est efforcé de renforcer les liens entre les deux pays. À titre privé, il venait souvent en vacances Outre-Atlantique, essentiellement dans les grands espaces de l’Ouest américain.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/