2 min de lecture Justice

Les infos de 18h - Procès LFI : échange musclé entre Mélenchon et Dupond-Moretti

Jugé pour acte d'intimidation envers un magistrat, rébellion et provocation ce jeudi 19 septembre, Jean-Luc Mélenchon s'est livré à une bataille oratoire avec Éric Dupond-Moretti, avocat de la partie civile. Le leader insoumis n'a présenté aucune excuse.

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Le journal de 18h du 19 septembre 2019 Crédit Image : Clemence CURTY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Cindy Hubert édité par Cassandre Jeannin

Jean-Luc Mélenchon ne s'excuse pas pendant son procès. Interrogé plusieurs heures au tribunal de Bobigny ce jeudi 19 septembre, le leader insoumis, et cinq de ses proches, ont été tenus de s'expliquer pour acte d'intimidation envers un magistrat, rébellion et provocation.

"Je me suis comporté en militant politique dans une situation politique", a déclaré le député des Bouches-du-Rhône à la barre. "Je ne comprends pas ce procès, tout ça parce que j'ai crié fort sur un palier. Je parlais fort parce que j'ai toujours parlé fort. Je marche devant moi", a-t-il ajouté.

C'est alors que l'avocat des policiers, partie civile, Éric Dupond-Moretti se lève et lance : "Si c'est un procès politique alors tout cela est-ce un complot ? Et les juges, des complices ?". La bataille oratoire a duré plusieurs minutes mais Jean-Luc Mélenchon n'a pas plié ni présenté d'excuses.

"Je n'ai poussé personne et d'ailleurs je ne savais pas qui était ce monsieur à cravate (le procureur)", a affirmé le leader insoumis. Pourtant filmé ce jour-là, il répond : "Les images, elles mentent depuis des millénaires". 

Le procès fait suite à la perquisition chaotique, menée en octobre dernier au siège de la France Insoumise, dans le cadre de deux enquêtes, l'une sur les comptes de campagne de la Présidentielle 2017, et l'autre sur des soupçons d'emplois fictifs des assistants d'euro-députés. Jean-Luc Mélenchon risque jusqu'à dix ans de prison. 

À écouter également dans ce journal

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