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Législatives 2022 : les candidats investis qui ont été condamnés par la justice

Des candidats investis par LaREM, le RN et Reconquête ont été condamnés par la justice par le passé.

Éric Zemmour, Michel Fanget et Sira Sylla.
Éric Zemmour, Michel Fanget et Sira Sylla.
Crédit : AFP
Marine Derquenne

Des candidats, déjà condamnés par la justice, ont été investis par la majorité présidentielle et Reconquête. Du côté de la majorité présidentielle, c'est l'investiture de Jérôme Peyrat qui a provoqué des secousses. L'ancien conseiller à l'Élysée, proche du président Macron, avait été investi par la majorité présidentielle tandis qu'il avait été condamné en septembre 2020 à une amende de 3.000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne. Finalement, Jérôme Peyrat a retiré sa candidature

Au sein d'Ensemble !, il y a la députée sortante de la 4e circonscription de Seine-Maritime Sira Sylla, candidate à sa réélection, qui avait fait face à la justice, mais qui est restée dans la course aux législatives. Elle a été condamnée par le Conseil des prud'hommes de Paris pour harcèlement moral en janvier 2021, condamnation dont elle a fait appel.

Des condamnations pour incitation à la haine ou diffamation

Chez Reconquête, le candidat dans le Pas-de-Calais Guillaume Kaznowski a été condamné en 2018 à 500 euros d’amende en juin 2018, car il avait traité un joueur du RC Lens de "sale nègre". L'ancien porte-parole de Génération identitaire Jérémie Piano a aussi été condamné à deux reprises pour incitation et provocation à la haine raciale, tel que l'a rappelé le journal Libération. Jérémie Piano est candidat dans la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône. La première fois que Jérémie Piano a été condamné, c'était pour avoir collé des affiches en juin 2021 intitulées "Immigration. Racaille. Islamisation ? Reconquête". La deuxième fois, Jérôme Piano a été condamné pour avoir publié des vidéos hostiles aux migrants sur YouTube.

Le président du parti Reconquête Éric Zemmour, candidat dans le Var, a été condamné plusieurs fois pour incitation à la haine. En 2011, l'ex-polémiste a été condamné définitivement par le tribunal correctionnel pour provocation à la discrimination raciale après des propos tenus sur le plateau de Salut les terriens et pour d'autres propos tenus sur France Ô où il avait assuré que les employeurs "ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs". Il a été condamné à une amende de 2.000 euros avec sursis. En 2018 aussi, Éric Zemmour a été condamné pour provocation à la haine religieuse après des propos qu'il avait tenus sur France 5.  
 
Mais ces deux formations politiques ne sont pas les seules à abriter sur leurs listes des condamnés. Au Rassemblement national, Marine Le Pen, candidate à sa réélection à Hénin-Beaumont, avait été condamnée en 2010 au côté de Jean-Marie Le Pen pour complicité de diffamation envers Christian Baeckeroot, un ancien élu frontiste. Le FN l'avait accusé d'avoir insulté le vice-président du parti de l'époque, Carl Lang, le qualifiant de "merde", d'"ordure" et de "salopard". Marine Le Pen avait été condamnée à 1.500 euros d'amende avec sursis et 1.000 euros de dommages et intérêts.

Un candidat MoDEM se présente alors qu'il a été condamné à une peine d'inéligibilité

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Le député de la 4e circonscription du Puy-de-Dôme Michel Fanget a été condamné en appel à deux ans d'inéligibilité pour "complicité d'escroquerie" ayant porté préjudice de l'Assurance maladie. Il a formé un pourvoi en cassation et a décidé de se maintenir sa candidature aux législatives.

Si la cour d'appel de Riom dans le Puy-de-Dôme a relaxé le député pour des faits de complicité d'escroquerie à l'encontre de Pôle emploi, mais l'a condamné à 2.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité pour les mêmes faits, a indiqué son avocat à l'AFP.  En première instance, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis, 8.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.  

La justice reproche au député, qui est aussi médecin, d'avoir procuré des arrêts maladie à un proche en conflit avec les organismes sociaux. La Cour d'appel a maintenu la clause d'exécution provisoire, qui impose l'application de la peine d'inéligibilité même dans l'attente de la décision de la Cour de cassation.

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