3 min de lecture Présidentielle 2022

LaREM : à l'approche des régionales, le mouvement est "en état de mort cérébrale"

ENQUÊTE - Les militants peinent à faire vivre le mouvement qui a déjà perdu 39 parlementaires à l'Assemblée nationale depuis 2017.

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LaREM : à l'approche des régionales, le mouvement est "en état de mort cérébrale" Crédit Image : Bertrand GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Générique 1
Jacques Serais édité par Louis Chahuneau

Les dates des élections départementales et régionales ont été annoncées cette semaine. Le premier et le deuxième tour auront lieu les 13 et 20 juin. Après la bérézina des municipales l'an dernier, mais à quatre mois des régionales, et à près d'un an de la présidentielle, comment se porte le mouvement En Marche ?
 
Officiellement, les militants sont toujours aussi nombreux. Ils sont 420.000 selon le patron du mouvement Stanislas Guérini. Mais ce nombre, ce sont les sympathisants qui se sont inscrits en ligne depuis les touts débuts d'En Marche.
 
En fait, selon nos informations, la force de frappe du mouvement se situe davantage autour de 50.000 militants actifs. Ceux qui lisent les mails d'informations, réagissent sur les réseaux sociaux et participent aux différentes réunions. A titre de comparaison, 50.000 ce n’est ni plus ni moins que le nombre d'adhérents chez Les Républicains.

"Aux régionales, nous n'avons pas les moyens de gagner, mais on a les moyens de faire perdre"

Une ministre et marcheuse de la première heure
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On pouvait s'attendre à mieux pour un parti au pouvoir, mais la période est compliquée pour tous les partis. S'il doit y en avoir un pour qui ce doit être un peu plus simple c'est bien En Marche. Depuis ses débuts en 2016, l'idée est de s'appuyer sur les réseaux sociaux.

Les visio-conférences, ce n'est franchement pas nouveau pour les marcheurs, à l'image de celles des sympathisants du 14e arrondissement de Paris. Mercredi à 20h, ils étaient une quarantaine à s'être connectés. Thierry Omejkane, est référent En Marche de cet arrondissement : "Nous avons tous des activités professionnelles mais on arrive tous à se rejoindre par rapport à cette passion que nous avons aujourd'hui de faire en sorte que le président de la république soit réélu en 2022."

 
A entendre ce militant, la préoccupation principale du moment c'est 2022 et pas les régionales. Et c'est ce qui peut expliquer ce manque d'entrain collectif. La présidentielle est encore loin. Pour les élections du mois de juin, on se console comme on peu comme cette ministre, marcheuse de la première heure, "Aux régionales, nous n'avons pas les moyens de gagner, mais on a les moyens de faire perdre".
 
Stratégie pour le moins étonnante pour un parti présidentiel qu'on imaginerait davantage dans la conquête, mais que tente de justifier son Porte-parole Roland Lescure : "C'est un galop d'essai ! On sera peut-être faiseur de roi ou faiseur de reine dans quelques régions parce que je pense qu'on aura besoin de nous pour faire des majorités. Et ça permet de tester tout un dispositif de campagne qui sera extrêmement utile en 2022."

Emmanuel Macron presque indifférent au mouvement

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Y a-t-il une certaine fébrilité, un mouvement un peu en panne ? C'est plus qu'une hypothèse d'école. Surtout si l'on en croit ce marcheur historique, qui préfère rester discret. Son diagnostic est sans appel : "En Marche est en état de mort cérébral", assène-t-il. Et si ce député n'a pas franchi le Rubicon, d'autres n’ont pas hésité. Depuis 2017, 39 parlementaires ont quitté le groupe LREM à l'Assemblée.
 
Pour autant, Macron ne semble pas s'inquiéter de la situation. Le président semble presque indifférent à la vie du mouvement. "Emmanuel Macron n'a pas pris goût à gérer un parti politique", confie un de ses proches qui s'en désole.
 
Certains voudraient un Big Bang et la création d'un vrai parti rassemblant En Marche et le Modem notamment. C'est le cas de l'eurodéputé Stéphane Séjourné, qui s'affaire déjà en coulisse à préparer la campagne de 2022. Mais pour l'instant le projet est dans les cartons. Et en attendant, En Marche doit se contenter de vivoter.

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