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Élections régionales : pourquoi LaREM se prépare à un fiasco

ÉDITO - Les cadres du parti présidentiel jugent que remporter ne serait-ce qu'une région sera compliqué. L'objectif est d'éviter une défaite aussi nette qu'aux municipales de 2020.

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Les régionales pour LREM : zéro région en vue Crédit Image : Thomas SAMSON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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L'Edito Politique - Olivier Bost
Olivier Bost
édité par Gaétan Trillat

Si la République En Marche ne gagnait aucune région en juin prochain ? C’est une hypothèse sérieuse et redoutée dans le parti présidentiel. Jeudi 28 janvier, Jean-Michel Blanquer a fait savoir qu’il ne se lancerait pas dans cette élection en Île-de-France. Le ministre de l’Éducation nationale a évoqué la situation actuelle comme raison de son renoncement, qui n’est pas un bon signe pour le parti présidentiel.

Un haut responsable le dit sans détour : "objectivement, aujourd'hui ce sera difficile de gagner une région." Pourtant les élections régionales sont prévues en juin, cela donne un peu de temps. "Mais pour quoi faire ?" se demandent plusieurs responsables de la majorité. L’un d’eux résume ainsi la situation : "les régionales ne sont pas une élection sur un programme. Tout le monde veut avoir des trains, construire des lycées et soutenir l’économie." 

Difficile de se différencier. Les régionales, c’est une mini-élection nationale donc politique. Et c’est une élection de notoriété qui privilégie les sortants. C’est ce qui se vérifie ce vendredi matin dans un sondage Opinionway pour Les Échos. Tous les sortants, cinq socialistes et sept élus de droite, sont favoris pour se succéder à eux-mêmes, relève le quotidien.

Mais alors que peut faire En Marche ?

"La majorité présidentielle ne peut pas faire l’impasse et aura des candidats dans toutes les régions", assure toujours Stanislas Guérini, le patron de LaREM. Cela n’est pas si simple et les candidatures restent encore à attribuer. Ensuite, il y a un vrai problème de stratégie car il n’y aura pas d’alliance. Tous les sortants ont fermé la porte ou presque.

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Les intentions de vote du premier tour n’ouvrent pas beaucoup de perspectives. Et pour le second tour, dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Hauts de France ou PACA, les candidats En Marche devront peut-être s’effacer pour empêcher le Rassemblement National de l’emporter. Quelques-uns se disent qu’au moins, cela pourrait embarrasser Xavier Bertrand d’avoir le soutien de LaREM. Il faut bien chercher une petite satisfaction. 

L'idée est donc de se préparer à une grosse défaite. En Bretagne, en Île-de-France, ceux qui surveillent ces régions dans le gouvernement ou dans la majorité n’arrivent pas à imaginer ce qui va se passer au second tour. Ils seront coincés entre les sortants et le retour du clivage gauche/droite.

Décidément, le dépassement politique à la sauce En Marche n’a pas trouvé sa formule locale. Pour vous résumer, je vous rapporte l’état d’esprit d’un député : "aux régionales, il faut juste éviter d’être aussi ridicule qu’aux municipales." Avec un niveau d’ambition comme celui-là, le risque d’être déçu est assez faible.

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