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Le ministère de l'Économie et des Finances de Bercy à Paris le 6 septembre 2025.
Crédit : Mathilde Kaczkowski / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Comme si les années d’un même millésime avaient un air de famille. Sur le plan économique, toutes les années se terminant par le chiffre 6 se ressemblent : 1986, 1996, 2006, 2016. C'est d'ailleurs aussi le cas pour les années en 7, en 8, en 0. Autre observation curieuse, la seconde partie d’une décennie, c’est-à-dire les millésimes qui vont de 6 à 0, est souvent meilleure que la première.
Depuis un demi-siècle. Les reprises qu’on a connues sur cette période, c’était en 1987-1990, en 1997-2000 ou encore en 2006-2008. Dans tous ces cas, c’est l’année en six qui est la charnière vers l’amélioration.
En général, l’année en 6 est mal aimée en janvier car on lui pronostique une croissance médiocre. Mais les prévisions s’améliorent au fil des mois, à mesure que la reprise s’affirme. D'ailleurs les exemples se multiplient : en 2016, c’était déjà le début de la fameuse inversion de la courbe du chômage que François Hollande a attendue.
Pareillement, 2006 a été une année d’accélération avant 2007 et 2008, le haut du cycle. 1996 est moins flambarde, mais elle ouvre sur la formidable reprise de la fin du siècle, qui culminera avec plus de 4% de croissance en 2000. Idem en 1986 avec une franche reprise, qui s’intensifie les années d’après. Même 1976 a été une année de forte reprise, après le choc pétrolier.
La logique qui s'applique est celle du cycle de Juglar, du nom d’un économiste français du 19e siècle. Clément Juglar établit à l'époque que le cycle économique dure une dizaine d’années, entre 7 et 11 ans exactement, et qu’il est toujours ponctué des mêmes phases : expansion, boom, crise et assainissement.
Si l’on suit la théorie de Juglar, depuis cinquante ans, l’année en 6 est positionnée sur le milieu du cycle. De bonnes raisons de croire à une reprise en 2026 ? Il y en a avec la baisse du prix de l’énergie. Le pétrole est revenu à 60 dollars, le gaz s’est replié à des niveaux très proches de ses prix de l’avant-guerre d’Ukraine. Cela va libérer des dizaines de milliards d’euros pour l’investissement des entreprises et la consommation des ménages.
Deuxième facteur positif : l’Allemagne s’endette pour dépenser davantage et investir. La France devrait en profiter en deuxième rideau, compte tenu de l’interpénétration de nos économies. Il est donc tout à fait possible que 2026 soit meilleure qu’on ne le pense. Reste bien sûr l’aléa géopolitique, de plus en plus lourd et qui peut tout faire basculer si les menaces s’étendent en Europe. Mais, au strict plan économique, 2026 est assez prometteuse.
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