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"Je n'ai rien à me reprocher" : Rachida Dati, bientôt jugée pour corruption et trafic d'influence, dénonce sur RTL "une vie politique qui s'est totalement judiciarisée"

Accusée de corruption et de trafic d'influence, Rachida Dati doit comparaître en septembre 2026 aux côtés de Carlos Ghosn. Face aux critiques, elle dénonce une instrumentalisation politique de la justice et souhaite un débat sur le rôle des responsables politiques.

Rachida Dati, le 1er février 2026 sur RTL

Crédit : Nicolas Kovaric/RTL

Le Grand Jury de Rachida Dati

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Le Grand Jury de Rachida Dati

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Olivier Bost & Eléonore Aparicio

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La candidate à la mairie de Paris soutenue par les Républicains, Rachida Dati doit être jugée pour corruption et trafic d'influence du 16 au 28 septembre 2026, soit six mois après les élections municipales de mars. Elle comparaîtra aux côtés de Carlos Ghosn, l'ex-patron de Renault-Nissan, dans une affaire judiciaire en cours depuis 2019, dont tous deux contestent les accusations.  

Invitée dans Le Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6, dimanche 1er février, Rachida Dati s'est défendue : "Je n'ai rien à me reprocher", assure la magistrate qui critique "une vie politique" qui "s'est totalement judiciarisée". "Personne ne connaît rien de ce dossier, ce n'est pas de l'argent public et donc, je n'ai rien à me reprocher", martèle-t-elle.

Rachida Dati attaquée par ses opposants sur l'affaire Renault-Nissan

Selon la maire du VIIe arrondissement, la justice est "instrumentalisée" par ses "opposants politiques". "Quand vous avez des opposants politiques qui font des signalements à la justice et que la justice ouvre une enquête... Il faut faire attention à la limite de cela", prévient-elle.

Rachida Dati dénonce aussi certains acteurs politiques qui font preuve "d'hypocrisie". Tout en prônant des principes élevés, ils n'hésiteraient pas à utiliser la justice pour attaquer leurs adversaires, selon elle. "Les mêmes qui se drapent sur des principes concernant Edouard Philippe (visé par une enquête du parquet financier pour détournement de fonds publics et de favoritisme, nldr), m'attaquent en l'utilisant", dénonce la candidate à la mairie de Paris.

L'ancienne garde des Sceaux estime que la crainte d'être rattrapé par des enquêtes judiciaires pousse de nombreux responsables politiques à l'inaction. "Vous avez de plus en plus de responsables politiques qui n'osent plus agir de peur d'être rapttrapés à un moment par la justice, par des enquêtes", assure-t-elle. "Tout se judiciairise, donc vous commencez à inhiber l'action politique", ajoute-t-elle. 

C'est comme ça qu'on écoeure les Français de la politique.

Rachida Dati

Pour Rachida Dati, il est urgent d'engager un débat politique "avec les organisations judiciaires pour savoir quelles sont les missions d'un responsable politique". La candidate appelle à "arrêter d'instrumentaliser" la justice en politique. "C'est comme ça qu'on écœure les Français de la politique", assure-t-elle, tout en rappelant que le pays "souffre de l'abstention" et "de l'engagement politique". 

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